Photo: Angop Le départ de Guinée-Bissau de la mission militaire angolaise controversée, prévu mardi, a été reporté sine die, a-t-on appris de source militaire bissau-guinéenne.
La force angolaise de quelque 600 hommes, la Missang, "reste encore quelques jours voire semaines", a déclaré, sous couvert de l'anonymat, un officier de l'armée bissau-guinéenne. Aucun nouveau calendrier n'a, pour l'heure, été officiellement annoncé, alors que la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) avait affirmé, la semaine dernière, que le retrait débuterait mardi et durerait "quatre ou cinq jours".
"Il n'est pas aisé de faire partir un contingent de plusieurs centaines d'hommes. Il y a des détails techniques à résoudre d'abord, avant qu'ils plient bagages", a expliqué l'officier, sans plus de détails, assurant, toutefois, que les Angolais "finiront par partir". "Le bateau qui doit transporter nos troupes et nos affaires n'est toujours pas venu de Luanda, alors nous attendons", a indiqué un officier angolais. La Missang, dont le départ est décidé depuis plusieurs semaines, était présente en Guinée-Bissau depuis mars 2011 dans le cadre d'un accord bilatéral de coopération militaire.
C'est la présence de cette force qui a officiellement motivé le coup d'Etat militaire du 12 avril, l'état-major bissau-guinéen l'accusant de soutenir les autorités renversées et d'avoir des ambitions "colonialistes". La force de la Cedeao, censée lui succéder pour sécuriser le processus de transition politique en cours et comptant plus de 600 éléments venus du Nigeria, du Sénégal et du Burkina, a fini de débarquer à Bissau dimanche.

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