Gnamien Konan, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Le projet de loi contre l'enrichissement illicite sera bientôt soumis aux députés.
L'information a été révélée, hier, par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Gnamien Konan dans son discours d'ouverture de l'atelier organisé par le Secrétariat général à la gouvernance et au renforcement des capacités sur «la validation des axes stratégiques de réforme administrative».
L'avant projet de loi, faut-il le rappeler, a été ficelé, les 2 et 3 mars 2012, à l'issue d'un atelier organisé par le Secrétariat national à la gouvernance et au renforcement des capacités, à Grand-Bassam.
L'article 2 de cette future loi dispose qu'«est considérée comme enrichissement illicite, l'augmentation substantielle du patrimoine de tout agent public, de toute personne investie d'un mandat électif, et de toute autre personne, qui ne peut être raisonnablement justifiée par rapport aux revenus légitimement perçus.».
La loi sur l'enrichissement illicite fait partie des mesures urgentes que le gouvernement a décidé de prendre dans le cadre de la modernisation de l'administration. Gnamien Konan en a rappelé quelques-unes, hier.
Ce sont, entre autres, «la simplification des procédures et l'automatisation de la production des actes pour faire disparaîetre les lourdeurs administratives, les dysfonctionnements et les tracasseries inutiles, causes majeures de l'inefficacité du service public».
Mais, ce dont il s'agit maintenant, c'est la recherche de réformes pour le moyen et le long terme. L'atelier d'hier s'inscrit dans ce sens. Il s'agissait de répondre à un certain nombre de questions.
Le ministre Gnamien Konan en a cité quatre. Elles sont relatives au positionnement intentionnel de l'autorité chargée de la mise en oeuvre des réformes administratives, à l'organisation administrative, et à la qualité des effectifs.
L'initiative du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative à laquelle le Secrétariat national à la gouvernance et au renforcement des capacités est partie prenante est saluée par le Pnud.
Son directeur pays, André Carvalo apprécie cette bonne disposition qui participe au relèvement du pays après les longues années de crise.
Quand le secrétaire national à la gouvernance et au renforcement des capacités, Méïté Sindou, lui, parle de rencontre décisive dans le cadre du processus vers une administration moderne et performante.
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