La Tribune (Algiers)

Algérie: L'état a mis tous les moyens à la disposition des athlètes - Nos représentants n'auront aucune excuse à Londres

Certains auraient dû se qualifier lors des Mondiaux ou des joutes continentales chez les garçons, malheureusement, ils ont raté le coche. Ce n"était pas de leur faute s'ils avaient loupé la qualification de quelques secondes, de quelques mètres ou de quelques kilos. Moins d'un dixième pour certains athlètes, pourtant promus à un bel avenir. C'était rageant mais c'est comme ça. Nous avions cependant gardé confiance. Il reste toutefois une ultime chance au Benin lors des Championnats d'Afrique d'athlétisme.

Comment peut-on aborder une compétition au cutter sans avoir la confiance, le potentiel requis ? «Nous avons aujourd'hui un énorme potentiel, nous travaillons bien et sommes rigoureux avec nous même. Cela a été douloureux à cause des blessures, mais les garçons sont courageux. On a une sélection algérienne composée d'athlètes talentueux comme les boxeurs mais aussi de judokas travailleurs et méthodiques», nous lança le DTN de l'athlétisme.

Le résultat d'une équipe se fait sur un résultat global, sur un travail cyclique. Et une bonne prise en charge de l'Etat. Mais personne ne connait l'aspect brillant de ces athlètes, de leur prise en charge, de leur méthode, sauf pour la boxe qui a présenté son programme de préparation, mais qu'il existe au sein de cette équipe un esprit solidaire. Tout simplement parce que la boxe est un sport individuel qui se pratique en équipe... «Désormais, on est sur une autre stratégie pour préparer Londres. Le paysage est très différent. Il y a eu une reconstruction de l'équipe avec l'intégration de beaucoup de jeunes issus des petites catégories qui ont montré leurs dents. C'est des athlètes à fort potentiel» rétorqua Mourad Meziane le DTN suite à la question relative à la préparation de son équipe de boxe. Ils ont aussi un esprit de gagneur malgré leur jeune âge, à l'image de l'escrimeuse Léa Moutoussamy 14 ans, et elle a déjà vécu beaucoup de choses. On a des DTN en charge d'une performance et de l'aspect technique, un MJS qui assure la préparation de ces athlètes à travers les gros budgets engloutis par certaines fédérations, mais il faut justifier ses dépenses par des résultats.

Il faut le dire : jamais, depuis le mois de juillet 1962, c'est-à-dire depuis que le pays à recouvré son indépendance, le sport n'avait reçu autant d'argent de la part des pouvoirs publics. Selon un état établi par les services du ministère de la Jeunesse et des Sports, les subventions accordées à 13 Fédérations sportives olympiques (athlétisme, aviron, boxe, escrime, handisport, haltérophilie, judo, taekwondo, volley-ball, lutte, natation, tir, voile) durant la période allant de 2000 à 2011 ont dépassé les 507 milliards de centimes. On est passé de 4,1 milliards de centimes investis en 2000 à ces 13 Fédérations à près de 144 milliards de centimes en 2011. Et rien que pour 2012, on parle d'une enveloppe de plus 230 milliards de centimes. Cette aide de l'Etat s'est particulièrement accrue durant les trois dernières années 2009, 2010, 2011, immédiatement après l'installation des nouvelles directions des Fédérations sportives issues de l'application du décret 05-405, passant de 87 milliards de centimes à 137 milliards de centimes pour aboutir à 144 milliards de centimes.

Une enveloppe de 500 000 000 de dinars pour la préparation, mais pour quels résultats ?

Mais comble de l'ironie, les résultats n'ont jamais été à la hauteur de la contribution de l'Etat, donc du contribuable algérien, sachant que cet argent émane du Trésor public. Cette aide de l'Etat s'est particulièrement accrue durant les trois dernières années 2009, 2010, 2011, immédiatement après l'installation des nouvelles directions des Fédérations sportives issues de l'application du décret

05-405, passant de 87 milliards de centimes à 137 milliards de centimes pour aboutir à 144 milliards de centimes. L'année où le sport algérien s'est enrichi de 5 médailles olympiques aux Jeux de Sydney de 2000 (1 en or, 1 en argent et 3 de bronze), une année où l'Algérie venait à peine de sortir de la décennie noire dont les ravages et les traces et les séquelles étaient encore visibles. Le budget alloué aux 13 Fédérations sportives dont on parlait plus haut avait été de 4,1 milliards de centimes. En 2012, année des Jeux de Londres, elles avaient reçu, jusqu'au mois d'avril dernier, plus de 237 milliards de centimes. Et à Londres, la délégation algérienne sera moins importante que lors des Jeux précédents, et pour quel résultat ? Cependant, le ministre de la Jeunesse et des Sports,

El-Hachemi Djiar très au fait des choses, a tenu à rappeler aux responsables des fédérations sportives par le biais de leur athlètes, que chaque sous doit trouver son compte. Ainsi, lors d'une réception organisée en l'honneur des athlètes qualifiés pour les Jeux olympiques de Londres et également les athlètes de l'handisport qualifiés pour les Jeux paralympiques, le ministre a révélé qu'une enveloppe de

500 000 000 de dinars a été dégagée pour la préparation des athlètes algériens. Il dira en substance que «Le ministère de la Jeunesse et des Sports a mis tous les moyens à la disposition des athlètes qualifiés pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2012. Donc, nos athlètes n'ont pas d'excuses», avertit Djiar contre tout échec à Londres. Pour l'heure, 47 athlètes sont qualifiés pour les JO-2012 dans 12 disciplines. Il faudra attendre le Championnat d'Afrique d'athlétisme au Bénin, au mois de juin prochain, pour connaîetre la liste définitive des athlètes qui prendront part aux JO de Londres. En effet, en athlétisme, seuls deux athlètes ont assuré leur billet pour Londres avant le Championnat d'Afrique, il s'agit de Fillali Tayeb et Aït Salem Souad au marathon. S'agissant de l'handisport, 44 athlètes dans trois disciplines (athlétisme, judo et le goal-ball) se sont qualifiés pour les Jeux paralympiques.

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