La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a présenté son projet d'ouverture d'un « nouveau marché » au profit des Petites et moyennes entreprises (PME), le lundi 4 juin 2012 à Ouagadougou.
Voilà maintenant douze ans que fonctionne la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Cependant, un constat s'impose : les petites et moyennes entreprises (PME) n'ont toujours pas accès au marché financier régional de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
De ce fait, elles sont les moins favorisées dans l'accès au financement. Pour changer la donne, la BRVM a invité les sociétés de gestion et d'intermédiation du Burkina, les institutions publiques en charge des PME et le secteur privé, le lundi, 4 juin 2012 à Ouagadougou, afin de leur présenter son projet d'ouverture d'un « nouveau marché pour les PME », avec des règles spécifiques qui leur sont adaptées.
En clair, c'est un marché qui sera accessible aux entreprises de petites surfaces financières. Aussi, il leur permettra d'avoir un financement par augmentation de capital réservée, en accueillant au plus dix nouveaux actionnaires.
C'est également un marché qui contribuera au renforcement des fonds propres des entreprises tout en améliorant leur gouvernance.
Cependant seules les sociétés anonymes sont éligibles sur ce marché et le montant des titres à mettre en vente est fixé à 50 millions de FCFA. En outre, aucun critère de rentabilité n'a été retenu.
Selon l'ex-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Abdoulaye Bio Tchané, ce projet constitue l'une des plus grandes réformes de la Bourse depuis sa création.
Pour le vice-président de la Chambre de commerce, Gaspard Ouédraogo, aucune économie au monde ne peut se développer sans l'apport des PME.
Il a néanmoins regretté l'absence de transparence dans la l'administration des PME. C'est pourquoi, il a invité les « entreprises familiales » à l'ouverture, seul gage du renforcement de l'activité, de la valorisation et de la notoriété de l'entreprise.
Les opérateurs économiques ainsi que les différents entrepreneurs se sont préoccupés de l'absence de critère de rentabilité du marché et les risques liés à l'investissement.
Et Gaspard Ouédraogo de préciser qu'une fois sur ce marché, les investisseurs aux quatre coins du monde ont toutes les informations nécessaires avant toute décision.
Pour le directeur général de la BRVM, Jean- Paul Gillet, l'initiative est à ses débuts et elle ne saurait répondre déjà à toutes les préoccupations. Les suggestions et les propositions pourront, selon lui, l'améliorer.

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