Le ministère de l'Education nationale et de l'Alphabétisation a organisé, le jeudi 7 juin 2012 à Ouagadougou, une rencontre avec les médias. Objectif, faire le point sur l'organisation du Certificat d'études primaires (CEP) et du concours d'entrée en sixième de la session 2012 qui se dérouleront du 12 au 14 juin prochain.
La conférence de presse animée par la ministre de l'Education nationale et de
l'Alphabétisation, Koumba Boly/Barry, le jeudi 7 juin 2012, s'est articulée sur quatre points. Il s'agit de l'organisation de l'examen du Certificat d'études primaires (CEP) et du concours d'entrée en sixième de la session 2012, la situation des effectifs, le budget alloué pour cette session et les innovations.
A travers la communication de la ministre Boly, il ressort que les épreuves écrites et orales du CEP débuteront le mardi 12 juin pour se terminer le 14 juin 2012.
Les corrections commenceront le 18 juin et les résultats sont attendus autour du 28 juin. Au plus tard le 31 juillet, les résultats du concours d'entrée en 6e seront disponibles.
Le nombre de candidats au CEP est passé de 295 595 en 2011 à 326 302 en 2012, soit un accroissement de 9,41%. Ils composeront dans 7270 salles de classe dans 1426 centres.
Pour veiller au bon déroulement des épreuves, il faut 18 388 surveillants. Par ailleurs, on aura besoin de 17 648 enseignants pour la correction. L'organisation d'un tel examen demande des ressources financières importantes.
"Les examens du CEP et du concours d'entrée en 6e coûteront 2 260 983 875 FCFA au budget de l'Etat, soit un accroissement de 17,90% par rapport au budget de la session de 2011", a indiqué la ministre Boly.
A ce niveau, elle a félicité les communes qui ont fourni un effort appréciable en prenant en compte l'organisation du CEP dans leur budget.
Les innovations pour cette session 2012 sont relatives aux critères de notation (dont le gestuel) que l'enseignant doit prendre en compte pour ne pas donner des notes subjectives au candidat et l'arrêté conjoint fixant les indemnités et les prises en charge.
Ce dernier point a surtout retenu l'attention des journalistes après l'organisation du sit-in des enseignants le mercredi 6 juin. Mme Boly a indiqué qu'elle reste attachée à tout ce qui peut apporter une amélioration aux conditions de travail des enseignants.
Elle a indiqué que 18 milliards de francs CFA ont déjà été injectés pour la régularisation de la situation des enseignants. La ministre a dit sa disponibilité et sa volonté à rester toujours à l'écoute des enseignants.
"Je reste attachée au dialogue", a-t-elle dit, soulignant qu'une rencontre se tient tous les deux mois avec les partenaires syndicaux. Selon elle, la question de la hausse des indemnités est sur la table de négociation avec les centrales syndicales.
Elle a indiqué que cela "dépasse le cadre de son département qui ne peut prendre la décision d'augmenter à lui seul les indemnités de correction à 200 F CFA la copie".
"Il faut une concertation avec les autres ministères, à savoir les Finances, la Fonction publique...", a poursuivi la ministre. Cette revendication coûtera environ 1 milliard de FCFA au budget de l'Etat, selon elle. Mme Boly a rassuré l'opinion publique quant à la volonté de son département de réussir l'organisation de l'examen du CEP et du concours d'entrée en sixième.
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