Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: Affaire des lesbiennes de Grand-Yoff - le scandale qui implique anna loum et ses copines

Anna Loum et ses copines peuvent bien s'estimer heureuses de comparaître au procès en qualité de témoins, bien qu'elles soient au centre de l'affaire des lesbiennes de Grand-Yoff. Seuls les cinq garçons, ayant diffusé les images sur le net, sont actuellement en prison.

Le scandale sexuel, qui défraie la chronique à Grand-Yoff, a atterri pour la première fois (affaire nouvelle) en procès, hier jeudi, aux flagrants délits. Cinq personnes poursuivies pour le délit de diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs sont au banc des prévenus. Ces derniers ont pour noms Pape Aly Seck, Mouhamed Fofana, Zakaria Saliou Ndoye, Oumar Kane et Bouya Fall.

Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 05 juin dernier, sur arrestation de la Brigade des moeurs de la Sûreté urbaine de Dakar.

Surnommés les présumés diffuseurs de la vidéo des «lesbiennes» de Grand-Yoff sur la toile, ils feront face à leur destin le 14 juin prochain.

En fait, le procès a été reporté pour la comparution des témoins que sont Anna Loum et ses copines qui s'adonnaient à des pratiques contraires aux bonnes moeurs dans la fameuse vidéo publiée sur Internet et diffusée à travers des téléphones portables.

Et c'est là le plus fascinant de l'histoire ! En effet, après l'audition sur le fond de la bande à Anna Loum, les filles ont tous été libérées par les enquêteurs.

Elles sont alors reparties libres chez elles, sans être inquiétées de leurs agissements peu orthodoxes. Aujourd'hui, s'interrogent certains, comment comprendre que des filles qui s'adonnaient à ces actes contre-nature relevant du lesbianisme puissent ne pas figurer sur la liste des prévenus ?

Pourquoi Anna Loum et ses copines sont seulement témoins dans cette affaire alors qu'elles sont au centre de cette histoire de mœurs ?

Des juristes apportent des réponses à ces interrogations. Ils estiment que les filles étaient «en privé dans une chambre». Et que cela n'est pas interdit par la loi, tant que ce n'est pas fait sur la place publique. Ce qui serait un outrage aux bonnes moeurs. «Ces filles n'ont commis aucune infraction aux yeux de la loi.

Au contraire, dans cette affaire, elles sont en vérité des victimes, puisque les enquêteurs ont seulement arrêté les personnes qui ont publié les images sur Internet», explique un juriste.

Et notre interlocuteur d'insister sur le fait que la loi interdit la diffusion d'images contraires aux bonnes moeurs, comme c'est le cas dans la présente procédure.

Dans ce dossier, la vidéo qui a été diffusée montre un groupe de jeunes filles nues dans l'intimité d'une chambre. Elles s'adonnent à des pratiques qualifiées de lesbianisme.

Propos salaces, éclats de rire, pas de danse et excitations caractérisent les images figurant dans la vidéo. Toutefois, on souligne que ces filles ne sont pas, en réalité, des lesbiennes au vrai sens du terme. Ce sont des «apprenties lesbiennes», soutient-on.

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