Le dossier avance. Mainland a décidé d'adhérer à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).
Une lettre officielle d'engagement, en date de 11 juin et signée par Ren Fang, directeur général de la société, est parvenue au secrétariat exécutif de l'EITI Madagascar, hier. Elle stipule, entre autres, que Mainland mining Sarlu approuve les principes et critères de l'ElTl qui figurent dans les Titre 1 et 2 des règles de l'organisation et annonce sa ferme volonté et son engagement effectif à y adhérer.
« Nous soutenons toutes ses activités destinées à la promotion de la transparence des revenus miniers et pétroliers à Madagascar et à l'international », cite le directeur général de Mainland dans sa lettre.
La décision de la compagnie chinoise intervient donc cinq jours après la sortie d'un arrêté du ministère des Mines qui oblige trois compagnies minières à adhérer à ce processus. Mais selon Tahiny Tsarabory Judicaël, secrétaire exécutif de l'EITI Madagascar, l'initiative de Mainland peut être considérée comme volontaire étant donné qu'elle n'a pas été notifiée officiellement de l'existence de l'arrêté ministériel. « Les lettres de notification ne sont pas encore officiellement parvenues aux intéressées. Techniquement, Mainland a donc fait de façon volontaire son engagement », souligne le secrétaire exécutif.
Bonne gouvernance
L'effectivité de l'adhésion de Mainland constitue un pas important accompli pour l'EITI Madagascar. Mais deux autres compagnies chinoises devront encore figurer sur le rapport de réconciliation qui devra être bouclé dans moins de trois mois. Il s'agit de Wisco et de Gold sands. L'adhésion de la première est capitale, voire même décisive, pour la levée de suspension de la candidature de la Grande Ile pour son éligibilité aux normes EITI. Les 100 millions de dollars qu'elle a payés pour l'acquisition du permis de recherche du fer de Soalala représentent une large part des 124 millions de dollars de taxes issues des compagnies minières, versées à l'État en 2010.
« Sans les paiements de Wisco, le rapport de réconciliation sera sérieusement handicapé. Et pourtant, la qualité de ce document constitue notre principal argument pour obtenir la levée de la suspension de notre candidature au mois de septembre », précise Tahiny Tsarabory Judicaël.
L'EITI est une norme internationale en matière de bonne gouvernance minière. C'est un processus qui consiste à comparer les chiffres sur les taxes encaissées par l'État et les paiements effectués par les compagnies minières et d'établir ensuite les écarts éventuels. Cette opération est confiée à un cabinet privé qui se charge également de rédiger le rapport appelé de réconciliation.
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