Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso/Gabon: Eliminatoires mondial 2014 - Les Etalons ont juste mieux joué

Tel un malade qui se remet peu à peu, on dira qu'il y a un léger mieux chez les Etalons. Samedi 9 juin au stade de l'Amitié de Libreville contre les Panthères, les Etalons ont simplement mieux joué, et là encore juste le temps d'une mi-temps laissant le gain du match aux locaux (1-0).

On a failli presqu'y croire. Croire au miracle, à la renaissance. La performance des Etalons mettra, à coup sûr le plus expérimenté des reporters.

Que dire ? Faut-il retenir la belle première mi-temps au risque de verser dans un faut angélisme ? Faut-il s'en tenir à la seconde partie qui a scellé le match, période pendant laquelle les Etalons ont sombré ? Là aussi il n'est pas exclu de se faire taxer de jugement sévère.

Mais une seule chose ne peut être effacée, et Dieu sait que nous l'aurions souhaité pour les Etalons, c'est le verdict de ce match joué, ce samedi 9 juin, à Libreville.

Le Burkina enregistre une défaite qui peut peser lourdement dans la balance. Cette défaite fait de nous les derniers du groupe E dans ces éliminatoires de la Coupe du monde, une place à la queue que nous partageons avec notre voisin du Niger, défait aussi 1-0 par le Congo.

Le Gabon n'a pas fait que gagner 3 points. Duarté, ex-entraîeneur du Burkina et actuel coach du Gabon complique déjà l'équation du Burkina.

A Ouagadougou, l'inefficacité devant les buts des Etalons avait révolté plus d'un supporter, poussant une partie du public à désigner une victime expiatoire, Moumouni Dagano. Mis sur le banc de touche à Libreville (lire L'équipe fait bloc derrière Dagano) on a vite compris que la solution n'est pas à portée de main.

Et pour le coach accueilli avec froideur sinon hostilité par le public, il fallait vaincre Duarte pour s'installer (lire la guerre des coachs a eu lieu). Là aussi, c'est raté ! Par contre, la bonne nouvelle vient du jeu lifté, chatoyant des Etalons lors de la première mi-temps.

Comme s'il s'en doutait, le président de la République a rapidement pris place dans les tribunes pour encourager son équipe à tenir bon sous la tempête burkinabé. Préjuce Nacoulma (26e et 33e ), Jonathan Pitroïpa (30e), Alain Traoré (39e) ont le 4 à zéro au bout du soulier.

Mais le manque d'efficacité est une maladie à la peau dure chez les Etalons. Et comme cela est de coutume en pareille circonstances, les Etalons, qui ont été à l'abordage en première mi-temps, se retrouvent à court d'énergies pour la 2e période. Réveil des Panthère.

Ils flanquent le but victorieux par l'entremise de Nenet Rémy Ekwa Ebanega ( 56e ). En voyageant, tous avaient des appréhensions pour le bastion défensif des Etalons.

Malgré le but encaissé, la ligne défensive s'est bien défendue. La situation des Etalons dans le groupe, sans être chaotique est plus que jamais compliquée. Déjà !

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