Photo: http//:lexpress.mu Les Nations unies défendent le calendrier avancé par leurs experts électoraux. Des négociations avec la CENIT sont en cours.
Le calendrier électoral avancé par le rapport de mission des experts des Nations unies, la semaine dernière, ne serait pas immuable. Les Nations unies ont d'ailleurs affirmé hier que des séances de travail sur base de négociations sont actuellement en cours, avec la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENIT), en vue d'établir un calendrier qui ferait l'unanimité des deux parties co-responsables de la définition du calendrier électoral. Aucune concession n'est cependant envisagée des deux côtés, les Nations unies préconisant un calendrier pour des élections dans onze mois, quand la CENIT semble plus encline à organiser une élection cette année.
Nicolas Kazidi, représentant résident du Système des Nations unies par intérim en l'absence de Fatma Samoura, a précisé hier que « les Nations unies sont actuellement en contact étroit avec la CENIT ». Ce diplomate avance « des séances de travail » en vue d'arriver à
« un calendrier électoral qui tiendrait compte des standards internationaux ». Cette déclaration semble cependant mettre un peu plus de pression sur les épaules de la CENIT. En effet, Nicolas Kazidi a rappelé que cette commission chargée de l'organisation technique des élections n'a pas établi un calendrier définitif, « seulement des hypothèses », d'après ses remarques. Cette précision semble notifier un alignement des dates de scrutins définitifs sur celles « préconisées » par la bande à Akinyemi Adegbola, chef de mission des experts des Nations unies envoyant des élections seulement dans onze mois, c'est-à-dire en mai-juin de l'année prochaine.
D'ailleurs, le diplomate onusien insiste sur le fait que « ce calendrier électoral a été fait par des spécialistes, c'est un calendrier solide et réaliste ».
Calendrier de consensus
La CENIT semble cependant décidée à poursuivre les négociations. « La CENIT a sorti un calendrier partiel, la suite, c'est-à-dire avec des dates toujours sujettes aux négociations avec les experts internationaux. Ce calendrier partiel ne mentionne pas si une élection se fera obligatoirement cette année, ou qu'au contraire, une élection ne se fera pas », note Fano Rakotondrazaka, rapporteur général de la CENIT hier. Ce dernier met en avant « les discussions qui sont appelées à se poursuivre ».
Béatrice Atallah, présidente de la CENIT, a insisté sur ce point samedi lors d'une intervention sur les ondes. Elle a notamment affirmé que « des négociations doivent sûrement avoir lieu », sous entendant que la commission qu'elle préside allait essayer de convaincre les Nations unies de la nécessité de tenir « une élection cette année ». La numéro un de la CENIT a, à cette occasion, réagi une première fois au rapport électoral des experts des Nations unies, argumentant que « personnellement, son souhait était de voir une élection cette année », les « deux autres » étant prévues pour 2013.

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