Le site d'information économique « Alhassad » a organisé, mardi soir, à Nouakchott, une forum économique sous le thème « l'économie mauritanienne face à la crise économique mondiale ».
Ce forum scientifique que le site organise l'occasion de son troisième anniversaire, a réuni des anciens ministres, des experts, des économistes et des professeurs d'université.
Ces personnalités ont présenté des communications et des interventions traitant des différents aspects de l'économie du pays, faisant ses forces et ses faiblesses.
Des intervenants ont mentionné la nécessité, pour la Mauritanie, d'adopter des politiques économiques capables de lui donner les outils nécessaires lui permettant de faire face aux conséquences de la crise économique en Europe, du moment que l'UE constitue le premier partenaire économique du pays.
Dans une communication présenté à cette occasion, l'ancien ministre Isselmou Ould Mohamed a estimé que la Mauritanie n'est pas principalement exposée directement aux conséquences de la crise économiques européenne, du moment qu'elle possède une économie qui reste faiblement liée au système monétaire international.
Il a également ajouté que la Mauritanie entretient principalement des échanges avec l'Union européenne concernant le fer, de poisson et le pétrole, dont les prix ont augmenté malgré la crise de l'endettement qui sévit en Europe.
Auparavant, l'ancien ministre a mentionné que la crise économique actuelle est observée par cycle de dix ans et qu'elle constitue la conséquence de nombreuses accumulations des pays d'Europe, notamment ceux qui ont intégré l'UE récemment.
Il s'agit a-t-il mentionné d'une crise qui a d'abord eu ses premiers foyers dans de grandes puissances économiques mondiales, avant de se transmettre, par la suite à d'autres pay.
D'autres intervenants, notamment le Dr Ould Souvi de l'université de Nouakchott sont allés aux antipodes de la thèse présentées par Isselmou, estimant que l'économie mauritanienne, caractérisée par la « fragilité » ne peut que subir l'impact direct de la crise européenne.
D'autres ont déploré la faiblesse de l'investissement en Mauritanie, notamment en matière d'industries de transformation et son incapacité à créer de la valeur ajoutée.
Ouvrant les travaux de ce forum, le directeur d'Alhassad Mohameden Ould Akkah a indiqué qu'il s'agit d'une rencontre dont le but principal est d'établir des échanges scientifiques à travers une analyse exhaustive des capacités de l'économie mauritanienne à faire face aux conséquences de la crise économique en Europe.
Aussi, a-t-il mentionné, ce forum devra permettre de passer en revue les principaux obstacles à l'investissement en Mauritanie, ainsi que le rôle joué par les industries minières dans l'encouragement de la mise ne place d'un environnement favorable pour l'installation d'investisseurs étrangers dans le pays.
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