Le metteur en scène François Bagur a voulu donner une couleur locale à ce Carmen à Madagascar. Avec les gens de l'association Hetsika à Nantes, l'aile française de l'association Laka, il a pu déceler les correspondances dans le contexte malgache.
Le côté sulfureux de Carmen qu'on peut retrouver chez les femmes côtières, ou encore le savika à la place de la corrida, permettront à Carmen de prendre la couleur nationale.
Un autre point important à retenir pour ce Carmen à Madagascar transparaît dans le choix de l'opéra dans sa version originale, donc dialogue parlé. Le Carmen imaginé par François Bagur est assez réaliste et théâtral. Cette version alternant théâtre et chant rendra bien au drame toute son intensité.
« Version originale sans récitatif parce que c'est la plus proche de la nouvelle de Prosper Mérimée. Le dialogue raconte tout et le public va tout comprendre, tandis que le récitatif élude tout ça », souligne le metteur en scène.
Carmen à Madagascar est un Carmen intemporel. Les costumes et les décors ne visent pas à restituer l'Espagne folklorique aux couleurs bariolées. Ils inscrivent l'histoire dans un contexte plutôt réaliste. Angers-Nantes opéra a fait un don de costumes à l'association Laka. Des costumes qui permettent de donner un spectacle réaliste, contemporain et intemporel.
« Un peu des années 50 et du début du siècle. Bref, un mélange pour faire des clins d’œil à certaines époques », précise Nathalie Giraud, chef costumière de l'Angers-Nantes Opéra.
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