Pareille entreprise ne s'annonce pas aisée, partant du fait qu'il n'y a pratiquement plus d'adversaires faciles dans le continent noir, d'autant que l'équipe nationale aura, à l'occasion, affaire à un protagoniste en quête, lui aussi, de rachat, après sa défaite devant la Tanzanie, comptant pour le Mondial-2014 de Rio de Janeiro. Autant la sélection donne l'impression de pouvoir trouver et les formules adéquates et les hommes capables de s'adapter aux exigences africaines, autant on ne manque pas de relever une véritable prédisposition, dans l'affirmation de certains principes de jeu et de certaines valeurs.
Au stade de ce tour, l'évolution de l'équipe algérienne reste encore tributaire des défis qu'elle est toujours censée relever, tout en prenant conscience de l'importance des stratégies et des méthodes à mettre en exécution. Il est question, aujourd'hui, et peut-être plus que jamais, d'instruire le mérite généralisé d'un système qui semble, jusqu'ici et sous la conduite du bosniaque Vahid Halihodzic, favoriser l'émergence d'un football plus attractif que par le passé. Nous souscrivons, en fait, à des remarques fondées sur une observation objective de la réalité.
Elles s'inscrivent, en effet, dans une réflexion renouvelée : il devient constamment sous-jacent, chez la sélection algérienne, cette tentation de valoriser la vraie respiration du football, que ce soit au niveau tactique, sur les plans individuel et collectif, ou encore sur le plan mental. Sans tomber dans le vocabulaire de quartiers, l'on devrait, aujourd'hui, savoir ce qu'il convient vraiment d'imaginer pour l'équipe d'Algérie, notamment par rapport aux épreuves auxquelles elle est appelée à faire face. Autant la sélection donne l'impression de pouvoir trouver et les formules adéquates et les hommes capables de s'adapter aux exigences africaines, autant on ne manque pas de relever une véritable prédisposition, dans l'affirmation de certains principes de jeu et de certaines valeurs.
Au haut niveau, il faut certainement l'aptitude, c'est-à-dire la qualité, le talent, le mental, la grinta, l'envie de réussir, mais aussi l'attitude. La sélection semble-t-elle, ainsi, s'en rapprocher sous l'ère Halilhodzic ? Pour bien en prendre la mesure, il convient de penser à trois indicateurs essentiels : l'aptitude des joueurs, leur sens de la compétitivité et l'environnement dans lequel ils sont tenus d'évoluer et de s'exprimer. Ici et là, on peut certainement retenir des motifs de satisfaction. Bien sûr, des défaillances aussi. Mais la volonté, la bonne volonté est bien là. Surtout depuis que l'équipe avait commencé à se libérer, à se donner à fond et à marquer des buts. Au sein d'une équipe bien soudée, les défaillances de certains devraient être compensées par la solidité des autres. La force de la sélection, dans sa nouvelle
version, n'est pas difficile à deviner : les joueurs donnent de plus en plus l'impression de pouvoir assumer entièrement leur rôle, leur responsabilité. Ce qu'il y a de beau, dans cette équipe, c'est qu'elle est capable d'aller au-delà de ce qui est permis. Elle est même en mesure de faire plus que ce qu'elle pense pouvoir accomplir, pour atteindre un meilleur niveau et progresser. Le football est, en fait, une leçon permanente d'abnégation et de don de soi. C'est aussi un repaire de moralité. C'est dire à quel point l'équipe actuelle pourrait avoir, dans ce vent de liberté, une profonde conscience de la réalité. En fait, ce qui semble nous retenir dans cette équipe, c'est cette façon de se donner sur le terrain, celle qui concerne, à juste titre, un collectif plus que des individualités. Il serait bon de savoir que tout ce qui a été entrepris jusque-là, indépendamment du fait où cela pourrait aboutir, répond à de nouvelles exigences de jeu et de comportement.
Reste à connaître la nature des correctifs qu'apportera le staff technique dans la formation rentrante, pour conforter nos chances de qualification au prochain tour. C'est un peu ce que nous avons compris, après avoir entendu le coach bosniaque dire : «On n'a pas manqué de critiquer la prestation des défenseurs en leur reprochant d'avoir concédé un but à chaque mi-temps, à la suite de mauvais placements.» Pour rappel, un trio tunisien a été désigné par la CAF pour officier la rencontre de demain. Il s'agit de Slim Jedidi, assisté de ses compatriotes Anouar Hmila et Bechir Hassani, le 4e arbitre sera Nesrellah Jaouadi, alors que le commissaire au match sera le Nigérian Amadou Hima Souley.
Olympique de Marseille, le club fortement intéressé par Florian Raspentino
Alors qu'il arrive en fin de contrat du côté de Nantes, le franco-algérien Florian Raspentino ne devrait pas prolonger son bail chez les Canaris pour migrer vers une autre destination. L'attaquant de 21 ans intéresserait fortement l'Olympique de Marseille, qui cherche à recruter à moindre frais pour le mercato estival. La direction phocéenne serait à l'heure actuelle déjà entrée en négociations avec les représentants du Franco-algérien, auteur de sept buts en Ligue 2 la saison dernière. Un transfert dans la citée phocéenne pourrait accélérer la première sélection nationale de Raspentino, qui a récemment fait part de son envie de porter les couleurs de l'Algérie.
Comments Post a comment