La conservation et l'utilisation des produits cosmétiques ont souvent posé des désagréments chez les consommateurs. La première journée dermocosmétique, initiée par les laboratoires Pierre Fabre Sénégal, en partenariat avec la Société sénégalaise de dermatologie du Sénégal et l'Association sénégalaise des pédiatres et des pharmaciens du Sénégal, est une tentative de réponse face aux problèmes posés par ces produits cosmétiques.
L'objectif de cette première rencontre, qui s'est déroulée, samedi dernier, était de permettre aux acteurs de la dermocosmétique d'échanger sur certains thèmes affectant les consommateurs de ces produits.
Il s'agit, selon Mme Rose Ndiaye Seck, de pathologies, comme l'acné (boutons au visage et autres problèmes induits par la dépigmentation artificielle) qui demeure, aujourd'hui, un problème de santé publique, un thème qui a été introduit par le Pr. Mame Thierno Dieng ; la dermatite atopique (ou peau sèche) traité par le Pr. Oumou Suzanne Niang.
Le Dr Ibrahima Ndiaye a parlé de l'alopécie (autrement dit la chute des cheveux). La première journée dermocosmétique a permis aux pédiatres, dermatologues, pharmaciens et le laboratoire Pierre Fabre d'échanger sur ces différents thèmes et d'avoir une idée sur les solutions proposées par les produits dudit laboratoire.
Pour Mme Rose Ndiaye Seck, les Sénégalais ont tendance à aller plus dans les magasins de cosmétiques, où les produits ne sont pas forcément des produits à mettre sur des peaux malades.
C'est pourquoi, a-t-elle noté, le second objectif de la journée permettra aux consommateurs de faire le déplacement, afin de rencontrer et d'échanger avec les professionnels de la dermocosmétique. Cela, dans la perspective de mettre en confiance les consommateurs par rapport aux produits de dermatologie.
Selon le Dr Mamadou Hane, dermatologue et président de la Société sénégalaise de dermatologie, les produits cosmétiques aident à entretenir la peau, à la dilater, à la déshydrater et à la nettoyer. Ce dernier de préciser que ces produits peuvent aider dans certaines maladies, comme dans les allergies de la dermato atipique.
« Cette pathologie a besoin de ces produits qui aident la peau à se réparer, d'autant que la peau est agressée, lésée et malade », a-t-il avancé.
Si le Dr Mamadou Hane a été on ne peut plus clair sur le fait que les produits cosmétiques ne font qu'aider la peau face aux nombreuses agressions qu'elle subit, il a insisté sur la conservation de ces produits qui craignent la chaleur.
Il a conseillé les consommateurs d'acheter les produits bien conservés. Sur ce, il a donné l'exemple des officines pharmaceutiques. Il a aussi déconseillé le défrichage des cheveux qui provoque une cassure des fibres des cheveux. « C'est une pratique à bannir, car elle fragilise la résistance des cheveux », a-t-il renseigné.
Outre les ateliers thématiques avec les dermatologues, pédiatres et pharmaciens, et la visite des stands d'expositions qui ont marqué la première journée dermocosmétique, Mme Rose Ndiaye Seck jugeait, à la mi-journée, une réussite de l'évènement, notamment avec la présence de près d'une cinquantaine de dermatologues sur les soixante que compte le Sénégal.
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