C'est l'équipe qui a osé brandir les sanctions contre l'indiscipline et a su ressouder son groupe, qui s'est imposé. Bonne leçon de courage et d'abnégation, de la part d'une équipe presque abonnée aux frasques du vedettariat. En football aussi, les vérités immuables, presque divines, savent avoir leur place dans des matches à gros enjeux. Très venimeux en 2012, le volatile est un véritable serpent à plumes, puisque le Mali, «Aigle» lui aussi jusqu'au bout des serres, a défié, dans l'arène du stade du 4-Août, des Fennec mal dans leur peau. L'Aigle blessé revient de loin, puisque sans son renard des surfaces, il se serait fait surprendre, dimanche soir par le Fennec algérien.
Depuis leur existence, la Coupe d'Afrique des nations et le Mondial n'ont jamais souri à un aigle, même royal. Le Mali n'y est pas parvenu à gagner une CAN, ou à participer à un mondial. Tels Sisyphe, personnage de la mythologie grecque condamné à rouler éternellement, jusqu'au sommet d'une montagne, un rocher retombant sans cesse, les Aigles chutent avec leur football, dès qu'ils s'approchent des hauteurs. Les Fennecs, qui ont déjà connu ces moments de bonheur que procurent les retours glorieux de campagnes, courent, cette saison, à la quête de la quatrième distinction. Cette génération a le potentiel pour relever ce défi. Les bonnes leçons de ce revers doivent être tirées, le football algérien en a pâti de longues années. Penser demain, en termes de reconquête du terrain perdu, de réforme en profondeur, passe donc par une évaluation rigoureuse de chaque rencontre et préparer le reste des éliminatoires. Les Verts peuvent parfaitement rebondir.
La quasi-totalité du groupe actuel est opérationnelle et les espoirs talentueux frappent à la porte de la Citadelle Verte. Posté à la seconde marche, avec trois points, le onze national peut réunir le maximum de conditions de réussite. Maintenant, il faut oublier le Mali et négocier le nouveau challenge de la CAN- 2013. La sélection peut nourrir l'ambition de franchir un nouveau palier. Une fois de plus, elle doit adapter sa stratégie aux conditions propres au match qui l'opposera, le vendredi prochain, à la Gambie, son futur adversaire. L’Algérie se devait d'atteindre plusieurs objectifs à la fois : continuer sur sa lancée de ses dernières sorties, terminer leader de son groupe et préparer le prochain tour, qui se résume en une rencontre, à gagner absolument, pour passer et attendre le tirage au sort.
Une fois, ce nouveau palier atteint, il constituera un nouveau challenge, qui transcendera les joueurs. Maintenant, il s'agit de le franchir avec succès. Ils sont naturellement, aujourd'hui, bien rodés à tout point de vue. Ils ont appris, à l'issue de ces deux journées comptant pour les éliminatoires du Mondial brésilien, bien des choses sur eux-mêmes comme sur les contraintes du jeu, y compris celles à venir. Leur faculté d'adaptation leur permet, en principe, de gérer les différentes situations, leur force de caractère, leur mental d'acier et la capacité à franchir les difficultés sont des qualités qui plaident pour des succès plus importants. A commencer par la rencontre face aux Scorpions de la Gambie, auxquels ils nous paraissent bien parés à tous points de vue.
Certes, il y a toujours des retouches utiles, mais nous ne doutons pas que l'allure actuelle et la forme des joueurs paraissent aller dans le sens souhaité. Il est légitime, de ce fait, de s'attendre à un rendement supérieur, dès l'instant où l'équipe donne des signes d'une progression constante, affiche une grande sérénité et fait preuve d'une combativité digne de tous les éloges. Cela autorise à dire que notre sélection est bien lancée dans la course et qu'elle est capable de nous valoir toutes les satisfactions. Non seulement parce que ses joueurs ont la foi, mais parce qu'ils savent aussi en user au service de leurs objectifs, animés en cela d'une ambition de plus en plus grande, qu'on n'hésite pas à afficher tout en ayant les pieds sur terre et la tête bien sur les épaules.
Mondial-2012, La Tanzanie renverse la situation face à la Gambie 2-1
La Tanzanie est parvenue à inverser une situation mal embarquée, face à la Gambie pour, finalement, s'imposer 2-1, lors de la 2e journée du groupe C, des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 de football. Menés au score dès l'entame du match, sur un but de Ceesay (1-0, 7e), les locaux sont d'abord revenus à égalité, grâce à Kapombe (1-1, 60e), avant que Nyoni ne donne définitivement l'avantage aux siens, en fin de partie (2-1, 84e). Une victoire qui permet à la Tanzanie de se hisser à la 2e place du groupe C, à un point de la Côte d'Ivoire
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