En mi 2015, la Guinée connaîtra le démarrage de l'exportation du minerai de fer du plus important projet minier d'Afrique. Le projet Simandou, filiale de Rio Tinto, le leader dans le domaine de la prospection, de l'exploitation et de la transformation des ressources minérales est sans doute le plus important projet intégré en création aussi bien en Guinée qu'en Afrique.
S'inscrivant dans la logique de participation active au développement durable du pays, Rio Tinto avec ses partenaires, la Société financière internationale (SFI) et le gouvernement guinéen à travers la SOGUIPAMI (société guinéenne du patrimoine minier) ont organisé les 19 et 20 juin 2012 à Conakry un salon d'information sur l'approvisionnement local du projet Simandou. Et ce, pour expliquer aux entreprises locales les opportunités de marché, de collaboration et d'emploi qu'offre le projet.
La rencontre a réuni au tour des organisateurs plusieurs représentants d'entreprises locales évoluant en Guinée. L'objectif étant de rassembler les contractants locaux et internationaux en vue de créer un partenariat gagnant-gagnant avec au profit des entreprises locales et de la population guinéenne, d'après M. Diallo Thierno, Directeur Général Commercial de Rio Tinto.
Dans son discours d'ouverture, M. Diallo expliquera que cet évènement, premier du genre en Guinée, « est destiné à informer les entreprises locales des possibilités qu'offre le projet ».
C'est également l'occasion mise à profit « pour sensibiliser au processus d'attribution des contrats et aux normes internationales de travail pour améliorer leurs chances de pouvoir participer aux appels d'offres du projet Simandou ; et pour renforcer leurs capacités à obtenir des contrats futurs dans un marché global face à la concurrence internationale ».
Le secrétaire général du département des Mines, M. Guillaume Curtus, représentant le ministre Lamine Fofana, soulignera que « le Simandou est le plus grand projet au monde en terme de capacité, d'envergure et d'infrastructure d'évacuation, du volume d'investissement et de délai de construction ».
Il indiquera que le chemin de fer qui reliera le gisement au port d'évacuation est long de 670 km avec 68 ponts, des tunnels (longs de 21 km). Le port aura un tirant d'eau de 22 m et permettra de recevoir des navires de 270 mille tonnes.
La construction de toutes ces infrastructures se fera en trois ans. Ce qui fera intervenir la construction de 33 bases de vie seront construites dans la zone portuaire et du corridor du chemin de fer, 950 km de route réhabilitées ou construites pour accéder aux sites des chantiers. A cela s'ajoute l'équipement pour l'hébergement et l'installation des travailleurs.
S'adressant aux représentants des entreprises, M.Curtis explique « la nécessité de se qualifier pour être compétents et compétitifs au niveau sous-régional et créer plus de valeur ajoutée dans le pays ».
Et de conclure que cet atelier est destiné « à fournir des informations aux entreprises sur les travaux à réaliser et d'établir des relations partenariales avec les entreprises internationales bénéficiant de gros contrats ».
Aux entreprises guinéennes donc de saisir les innombrables opportunités de marchés en se mettant au standard de Rio Tinto, cité comme parmi les plus élevés au monde.
A Rio Tinto, Guillaume Curtis demandera de fournir plus « d'efforts pour faciliter l'adaptation de ses standards aux entreprises guinéennes ». Toute chose qui contribuera à l'émergence d'entreprises capables de participer activement au développement économique du pays ».
Bien entendu, ces appels sont destinés à toutes les entreprises animées d'une volonté réelle d'améliorer leur compétitivité. Ce qui appelle à une main d'oeuvre plus qualifiée, plus professionnelle et surtout sérieuse et efficace sur le terrain.
Faut-il noter que déjà sur le terrain, un véritable arsenal de recrutement (de partenaires locaux) et de formation a été mis en place par Rio Tinto avec la contribution de la SFI et du gouvernement guinéen.
Un centre de formation professionnel est en construction à Beyla et plusieurs groupements locaux sont en gestation pour concourir aux marchés des achats locaux.


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