Cameroun: JO - Début de stage difficile pour les lionnes

Deux jours après leur regroupement, les filles d'Enow Ngachu sont contraintes à l'oisiveté faute d'équipements sportifs. Convoquées depuis le 19 juin dernier, les Lionnes indomptables n'ont toujours pas commencé leur stage préparatoire à leur participation au tournoi de football féminin des jeux Olympiques. A l'hôtel Xaviera de Yaoundé où elles ont pris leur quartier, l'heure est à la détente.

En cette mi-journée du mercredi 20 juin 2012, en tenue de sport, Ariane Beyene s'entretient avec un membre de sa famille. Elle regagne sa chambre quelques minutes bien après. Dans le hall, certaines de ses coéquipières sont en pleine conversation, notamment Gabrielle Aboudi Onguene, Ngono Mani et Christine Mani. Le préparateur physique et le kinésithérapeute déjeunent. D'autres joueuses ont préférées rester dans leur chambre, renseigne un membre de l'encadrement technique de la sélection nationale de football féminine.

Le coach principal, Enow Ngachu, est sorti. Cette ambiance aux allures de vacances cache mal un malaise. Surtout que la journée de ce mercredi devait être le premier jour du début effectif des séances d'entraîenement. Deux étaient d'ailleurs programmées dans la matinée et dans l'après-midi. Ce qui n'a pas été le cas. La raison : «Nous attendons encore les équipements», indique un membre du staff. «Nous n'avons pas encore reçu les équipements attendus.

En principe, nous devons commencer les entraîenements demain après-midi [Ndlr. aujourd'hui]», déclare Enow Ngachu, contacté au moment où nous allions sous presse. Traditionnellement, c'est la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui offre les équipements à cette sélection nationale. Sauf qu'actuellement, les Lionnes indomptables préparent le tournoi de football féminin des jeux Olympiques. Et à ce titre, leur préparation est Conflit d'intérêts

«Les équipements seront mis à la disposition de la sélection nationale féminine de football ce soir (hier) ou demain (aujourd'hui). Une personne est partie les acheter et les leurs donnera dès que possible», soutient Blaise Mayam Re-Niof, le directeur technique du Cnosc. Du côté de Tsinga, la situation est certes embarrassante, mais la Fécafoot n'a pas de choix.

«Nous voulons éviter un conflit. Surtout que le Cnosc a son équipementier. Or, si nous remettons nos traditionnels équipements aux filles, ils seraient capables de nous accuser de vouloir leurs imposer le nôtre, qui est Puma», précise Jean Jacques Mouandjo du département communication de la Fécafoot.

En réalité, cette situation est la conséquence d'un conflit d'intérêts entre le Cnosc et la Fécafoot, dont les principales victimes sont les filles d'Enow Ngachu. De source digne de foi, le Cnosc a contacté l'équipementier allemand Puma afin qu'il habille toute la Cameroon Olympic Team en contrepartie, Puma devait verser de l'argent au Cnosc. Tout en acceptant de le faire gratuitement, Puma a refusé d'honorer leur volet de la sollicitation. Une décision qui n'a pas arrangé le Cnosc, qui a décidé de se trouver un autre équipementier.

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