Les forces de l'ordre sont censées cerner les lieux de retranchement de Remenabila et ses comparses, hier à la tombée de la nuit. Une reconnaissance devance l'assaut.
Les heures sont comptées pour l'irréductible Remenabila et son régiment de milices armées après un guet-apens, soldé par la mort de plusieurs éléments des forces de l'ordre à Iabohazo, Befotaka, le samedi 9 juin. Selon une source auprès de la gendarmerie, dépêchée dans cette zone depuis qu'une opération militaire a été mise au point afin de mettre hors d'état de nuire cette meute de bandits qui ne cesse de faire parler d'elle, les éléments de l'État-major mixte opérationnel national (Emmo/nat) se situaient, hier après-midi, à moins de cinq heures du village de Bekolitra, où sont retranchés Remenabila et ses comparses, depuis la fusillade meurtrière. À l'entendre, les hommes de l'Emmo/nat déployés sur terrain sont prêts pour l'assaut du lieu de repli des ces bandits de grand-chemin tant redoutés. Prévus arriver sur place, hier à la tombée de la nuit, les premiers n'auraient plus qu'à attendre le feu vert. Néanmoins, des guetteurs parmi les éléments des forces de l'ordre ne seraient pas à exclure, qui s'infiltrent en pleine nuit dans le repaire des malfaiteurs pour reconnaissance, afin de permettre aux troupes, venues de toutes parts, de verrouiller le terrain.
Repaire déserté
« Nous avons affaire à des bandits. Par conséquent, nos hommes vont utiliser les armes adéquates », a indiqué le général de division Randrianazary, secrétaire d'État de la gendarmerie, dans une interview à la presse, lors d'un cross-country des gendarmes au camp de Fort Duchesne, dans la matinée d'hier. Dans la foulée, il a confié qu'il est encore trop tôt pour se prononcer sur la durée de l'opération du fait que des femmes et des enfants pourraient se trouver dans le village où se sont retranchés les bandits.
Pour leur part, les autorités civiles locales avancent qu'il est fort possible que Remenabila et ses hommes aient déjà pris le large et que Bekolitra ait déjà été vidé de toute sa population. D'après leurs explications, les malfaiteurs, voire même les simples citoyens, désertent leurs villages dès qu'il y a présence massive d'éléments des forces de l'ordre.
Mardi, un renfort d'une trentaine de militaires armés a été envoyé à la rescousse. A moins d'avoir été lancé tard dans la nuit, l'assaut final devrait être pour ce jour, selon les dernières informations parvenues hier en début de soirée.
Les onze morts, retrouvés dans la forêt de Masiakatantely, non loin de l'endroit théâtre de l'accrochage, n'ont pas encore été identifiés. Selon des informations officieuses parvenues au service des relations publiques de la gendarmerie, Remenabila en personne serait entré en contact avec un adjoint au maire de la commune rurale d'Ankofafa, la semaine passée, pour indiquer l'endroit où gisaient les dépouilles.

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