Que ce soit au niveau des examens du Bac ou du diplôme de fin d'études (9e), les responsables des centres d'écrit ont rencontré certaines contraintes. Il est vrai que, malgré le report des épreuves des deux dernières journées du Bac, tout s'est bien passé. Il faut, cependant, signaler qu'au niveau des enseignants chargés de la surveillance, l'absentéisme n'est pas passé inaperçu. Dans les centres d'examens les responsables ont eu du fil à retordre pour placer le personnel nécessaire dans le temps imparti.
Cela n'a pas manqué de causer des petits retards dans quelques établissements. En effet, les enseignants sont répartis entre surveillants «effectifs» et «suppléants». En cas de défaillance, les responsables ont recours aux suppléants. Ces derniers sont devenus, dans la plupart des cas, des «titulaires» à cause de l'absence des personnes réellement affectées à la tâche. Les enseignants défaillants envoient des justifications médicales. D'autres ne donnent aucun signe de vie jusqu'à la fin de la session.
Pour plus d'incitations
Le déroulement des examens (Bac ou neuvième) s'en ressent. Les enseignants remplaçants se sentent lésés vu qu'ils font le travail des autres. Des frictions ont alors lieu mais qui se terminent toujours par une attitude compréhensive.
D'autres petits détails peuvent être mentionnés à propos du démarrage des formalités. Généralement, ces enseignants sont tenus de se présenter à 7h30. Ils doivent être dans les salles avant 8h00. Mais il y a, souvent, un seul surveillant qui s'occupe de tout (contrôle d'identité, distribution des feuilles, vérification du plan de la salle...). Ce n'est que quelques secondes avant le démarrage des épreuves qu'arrive le deuxième collègue.
Les chefs de centre essayent, tant bien que mal, de gérer la situation et de s'en sortir avec le moindre mal. Les enseignants qui appliquent les règles, eux, se plaignent du fait qu'ils subissent les contrecoups de ces habitudes. Ils comptent beaucoup sur le bon sens de tout le monde pour que de telles situations ne se répètent plus dans les sessions principales et dans les sessions de contrôle. Cela doit s'appliquer aussi aux diplômes de 9e.
Ils s'expliquent ces comportements par le manque de motivations. Certes, ce travail fait partie des obligations de l'enseignant. Il n'en demeure pas moins que certains n'en sont pas totalement convaincus et choisissent de ne pas répondre à l'appel. Ils assument, certainement, leurs responsabilités. En même temps, ils créent des situations inconfortables pour leurs collègues. C'est à l'administration de trouver la parade et d'assurer le bon déroulement de telles échéances.
Les solutions semblent résider dans l'incitation. En plus du sens des responsabilités dont doivent se prévaloir ces agents, il y a le côté matériel qui entre en jeu. Actuellement, ceux qui sont mobilisés (environ 10.000 entre correcteurs et surveillants) considèrent que les primes dont ils bénéficient sont dérisoires par rapport à la mission et à la grande responsabilité dont ils ont la charge (un forfait de 30 dinars pour la surveillance en 9e et 40 dinars pour celle du Bac). Bien sûr, cette mesure est entrée en vigueur il y a, à peine, quatre ans. Avant, ce travail était fait de façon bénévole.
En effet, surveiller des candidats n'est pas une mince affaire. En cas de problèmes (fraude, par exemple,) ce surveillant est tenu de se justifier et de faire un rapport qui sera suivi et qui peut même lui gâcher les vacances. Parfois, les conditions ne sont pas bonnes surtout avec certains candidats qui ne viennent pas du secteur public et là les enseignants doivent faire preuve de beaucoup de tact pour s'imposer.
Un autre aspect non moins important consiste dans la transparence. Tout le monde doit être concerné par ces activités en lien avec les examens nationaux. D'où la nécessité d'afficher des listes précises des personnes chargées de ces tâches et d'appliquer de façon stricte le règlement contre ceux qui ne le respectent pas.
Du point de vue administratif, l'absence doit être comptabilisée et retenue sur le salaire. Mais, d'un autre côté, il faudrait réfléchir à une meilleure motivation des surveillants. Si on les compare aux correcteurs, on voit que, pour ces derniers, l'absentéisme n'est pas alarmant car les conditions psychologiques du travail sont plus favorables. Par ailleurs, les primes octroyées sont plus ou moins raisonnables (900 millimes par copie pour le Bac et 450 millimes pour la neuvième).
Mais quelles que soient les raisons invoquées par les uns ou par les autres, il est temps de mettre sur le tapis certains aspects ayant trait aux examens et à leur déroulement. L'étude des rapports quotidiens et l'écoute des propositions des responsables engagés dans ces examens seront de nature à aider à une meilleure organisation lors des prochaines échéances.
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