Les travailleurs de De Simone au nombre de 338 ont vu leur contrat rompu depuis le 15 juin 2012 pour fin de travaux de terrassement des barrages de déchets de la mine de Perkoa dans la province du Sanguié.
Mais ceux-ci indignés, crient au scandale et disent être victimes de la machination des responsables de ladite société parce que ne voulant pas prendre en compte leurs préoccupations qu'ils ont soumises à l'appréciation du patronat.
Le bras de fer entre les 338 travailleurs de De Simone et la direction de l'entreprise s'est soldé par une rupture de contrat entre les deux parties.
Tout est parti de mésententes entre ces travailleurs et la direction de De Simone, société sous-traitante de Nantou Mining basée à Perkoa pour l'exploitation du zinc.
En effet, de l'avis des délégués du personnel, Félix Bationo et Malikoun Da, un cahier de doléances, par deux fois, a été soumis à la hiérarchie pour l'amélioration de leurs conditions de travail sur le chantier, d'abord en fin décembre 2011 puis en février 2012 et classé sans suite.
A l'issue de cette situation, des rencontres avec les différentes parties prenantes à savoir les autorités locales, l'inspection du travail de Koudougou et les responsables de De Simone ont été initiées dans la perspective de trouver des solutions mais rien n'y fit, ont indiqué les travailleurs.
Las d'attendre, le personnel dans son ensemble a décidé d'observer un arrêt de travail de 72 heures du mercredi 13 au vendredi 15 juin derniers.
Au cours de ce mouvement d'humeur, les travailleurs ont exigé le départ pur et simple du directeur de De Simone, Rhys Latter, et de son chef de personnel, Charles Botini.
Et selon l'Inspection du travail de Koudougou, les travailleurs sont vite allés en besogne mais en plus ils ont agi dans l'illégalité, surtout pour avoir séquestré et violenté M. Rhys Latter. C'est ainsi, selon certaines sources que la sanction (rupture de contrat a été décidée le 15 juin 2012.
Mais il a fallu attendre le mardi 19 juin pour constater son effectivité. Le mardi 19 juin dernier, les 338 travailleurs ont été alors conviés à la direction régionale du Travail et de la Sécurité sociale du Centre-Ouest, à Koudougou, pour constater la mesure prise à leur encontre.
Ils ont été ainsi mis devant le fait accompli et il ne leur restait qu'à rentrer en possession de leurs certificats de travail, de leurs salaires de présence ainsi que de l'indemnité compensatrice du congé payé et celle de fin de contrat.
Selon le document notifiant la rupture de contrat, il est mentionné ceci : « Le terme de votre contrat de travail en cours était fixé à la fin des travaux de terrassement des barrages de déchets de la mine de Perkoa.
Lesdits travaux étant présentement à leur fin et notre contrat rompu avec la société, prend également fin votre contrat pour compter du 15 juin 2012.
Nous vous remercions pour vos services rendus et vous prions de recevoir nos sincères salutations ». « Nous avons aussi demandé une augmentation de salaire... »
Au départ, il n'était pas question pour les travailleurs qui se disaient déterminés, à rester soudés, et ne pas mordre à l'hameçon (prendre les chèques). Mais la démobilisation s'est invitée au sein « de la troupe », selon nos sources.
En fin de compte, tout le monde s'est avisé à empocher son gain, quitte aux délégués de déposer une plainte en justice pour ce qu'ils ont appelé « abus d'autorité » à leur endroit.
A entendre ces derniers, ils sont tout simplement « victimes de la machination du patronat » qui refuse de prendre en compte leurs préoccupations libellées comme suit : « L'entreprise nous oblige à signer des contrats de 3 mois renouvelables et nous voulons que les contrats tiennent compte de la législation du travail dans notre pays pour nous permettre d'avoir des contrats à long terme.
Nous avons aussi demandé une augmentation de 25% de salaire, l'octroi des primes de risque et de poussière, d'indemnités de logement et de transport, de prise en charge en matière de santé et d'hygiène ».
Et de marteler qu'au regard du volume du travail à abattre dans la journée, les 4 petits sachets d'eau par jour et par travailleur sont insignifiants, sans oublier que M. Latter les répond mal lorsqu'ils viennent à demander du lait à cause de la poussière.
Puis Félix Bationo d'ajouter que c'est pour toutes ces raisons qu'ils ont décidé de marquer leur désaccord total en procédant à l'arrêt de travail.
« Comme M. Latter est insensible à nos souffrances et ne manque pas d'ironie à notre endroit (si vous voulez du lait, allez traire des vaches entre autres exemples), nous avons exigé au cours de notre grève, son départ pur et simple ainsi que de son chef du personnel, Charles Botini », ont-ils repris en choeur.
« Savez-vous que nos salaires sont compris dans la fourchette de 45 000 à 150 000 FCFA et que nos heures de travail vont de 2h à 13h ou de 7h à 17h 30 ou encore de 13h à 22h ? » ont-ils poursuivi. Toutes nos tentatives de rencontrer le chef de personnel, Charles Botini, pour recueillir la version de l'administration ont été vaines.
Il a fini par nous renvoyer auprès des autorités locales pour entendre la version de la société. Nous avons dû attendre donc que le verdict tombe pour constater la sentence.
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