La semaine nationale de mobilisation contre le Sida a été entamée, samedi dernier, à Matam. Le ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Aly Coto Ndiaye, a présidé la cérémonie de lancement des festivités. Il a sensibilisé les jeunes sur le fléau et les a encouragés à tourner le dos à l'usage de la drogue.
La 12ème Semaine nationale de mobilisation contre le Vih/Sida (23-29 juin 2012) a été lancée, samedi, à Matam, par le ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Aly Coto Ndiaye. Une édition 2012 dont le thème porte sur « L'usage de la drogue et les risques de transmission du Vih/Sida chez les jeunes ».
Cette activité a été l'occasion, pour les acteurs de la lutte contre le Sida et les autorités, de sensibiliser cette couche vulnérable de la société sur la maladie. Plusieurs acteurs se sont prononcés sur le Sida et les risques encourus par les jeunes qui consomment de la drogue par injection. Pour le ministre, la jeunesse, qui constitue « la base du renouvellement de notre société et de son développement, doit être vivante, courageuse et solide ».
Donc, protégée de toute maladie, comme le Sida qui cause des ravages au sein des jeunes, surtout ceux qui abusent des stupéfiants. Le thème de cette présente édition explique, de ce fait, l'engagement des autorités auprès des jeunes qui sont de plus en plus nombreux à s'adonner à l'usage de la drogue par injection.
Une pratique avec beaucoup de risques, puisqu'elle se fait en groupe et les risques de contamination sont élevés. Et les chiffres évoqués par le secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida, le Dr Ibra Ndoye, sont révélateurs.
Il a renseigné, en effet, que quelque 240 000 nouvelles infections sont notées, chaque année, à travers le monde, du fait de cette pratique. Pour autant, le secrétaire exécutif du Cnls, qui s'est félicité du choix de Matam, a magnifié les efforts faits sur place en matière de lutte contre la maladie.
Selon lui, le taux de prévalence de cette partie du pays « à fort taux d'émigration est compris entre 0,3 et 0,5%, contre 0,7% pour l'ensemble du pays ». Il soutient que des efforts considérables ont été faits sur place, puisque le taux de prévalence entre 1990 et 2000 a varié entre 1,5 et 2 %.
Des performances à améliorer pour enfin éradiquer ce mal dans la population et en particulier chez les jeunes. Un défi lancé aux jeunes pour porter la parole, mais aussi pour un monde avec « zéro nouvelle infection ».
En marge de cette cérémonie de lancement, Aly Coto Ndiaye a inauguré le Centre conseils pour adolescents et jeunes de Matam. Une infrastructure construite et équipée avec le concours de la coopération luxembourgeoise.
Elle sera le réceptacle des jeunes qui suivront les conseils avisés des moniteurs dans plusieurs domaines de leur vie quotidienne, surtout de la santé. Le Centre de formation professionnelle en économie familiale de Matam a également reçu la visite du ministre, qui a fait aussi un tour dans une autre structure de Ourossogui.
M. Ndiaye y était venu pour « constater les conditions dans lesquelles évoluent les pensionnaires ». Du coup, il a magnifié les actions entreprises par les responsables pour palier le manque de ressources allouées par les pouvoirs publics.
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