Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération régionale a organisé, le vendredi 22 juin 2012 à Ouagadougou, à travers la cellule nationale CEDEAO, un atelier national de validation du rapport de l'étude sur la fiscalité du tabac au Burkina Faso.
Une étude menée au Burkina Faso en 1996 sur le tabagisme, a montré une prévalence de 13,6% chez les jeunes âgés de 11 à 15 ans en milieu scolaire.
En 2000, une autre étude a révelé que ce taux est passé à 36,7% chez les jeunes de 12 à 30 ans. Le tabac n'est pas sans conséquences sur la santé de ceux qui le consomme.
« En termes de conséquences, ce phénomène affecte gravement la santé de nos populations, tant celle des consommateurs actifs que des personnes exposées au tabagisme passif.
Ce fléau est la cause de nombre de maladies dont la plus connue est le cancer bronchique », a déclare le représentant du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Amadou Dicko .
C'est pour venir à bout de la problématique du tabac que le ministère des Affaires étrangères et de la coopération régionale a organisé, le vendredi 22 juin 2012, un atelier en vue de valider l'étude sur la fiscalité du tabac au Burkina Faso.
Selon Amadou Dicko, face à la diversité des politiques fiscales appliquées dans les différents pays de la CEDEAO, il est necessaire d'entreprendre une étude sur la taxation des produits du tabac dans chacun des pays membres.
« Au niveau de la CEDEAO, nous rencontrons un problème pour l'augmentation des taxes. Car, il y a une fourchette de 10 à 45% qui a été donné, mais tous les pays ne respectent pas ces pourcentages », a témoigne la représentante du ministère de la Santé, Salimata Ki/Ouédraogo.
Pour le répresentant du ministre des Affaires étrangères, cette étude va permettre une prise de mesures législatives et politiques communautaires et nationales efficaces et assurer une synergie d'action dans la lutte contre le tabagisme. « L'étude a été bouclée, il s'agit maintenant de reunir les personnes averties pour valider l'étude.
Et à l'issue de cette validation, il est nécessaire d'organiser d'autres rencontres au niveau communautaire pour que les conclusions qui découleront des études d'autres pays puissent être consolidées », a souligné le représentant du ministre des Affaires étrangères.
Cependant, la lutte contre le tabagisme est confrontée à bon nombre de difficultés. « Loin d'être une action contre l'industrie du tabac, l'initiative vise à concilier les aspects économiques, sociosanitaires et législatifs, en vue d'un équilibre avantageux pour tous les acteurs de la chaîne du tabac », a expliqué M. Dicko.
Il a ajouté que la production du tabac est d'un apport important, en termes d'emploi, de richesse et de participation à l'édifice de l'économie nationale. En outre, la lutte antitabac ne peut être menée en solitaire.
« Je souhaite que le phénomène soit attaqué au niveau sous-régional, parce qu'un seul pays ne peut pas lutter contre le tabagisme », a déclare la représentante du ministère de la Santé. Elle a fait savoir que la lutte a déjà été engagée au niveau mondial et il faut que chaque pays puisse l'organiser.
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