Le candidat de la liste « Deggo Soukhali Transport Ak Commerce » qui était hier, mardi 26 juin, en tournée dans la région de Kaolack, prêche pour un type de transport nouveau.
Alassane Ndoye qui se prononçait sur les conventions de transport terrestre signées d'abord entre pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et ensuite entre le Sénégal et le Mali, a surtout déploré la mise à l'écart des professionnels du secteur ,lors de la signature de ces différents partenariats.
Pour lui, si les différends entre transporteurs Maliens et transporteurs sénégalais persistent encore sur l'exploitation du réseau existant entre les deux (2) pays, « c'est surtout dû à l'absence des transporteurs aux moments de la signature des conventions. »
Selon lui, « l'Etat a toujours fait avec des ministres de transport souvent profanes dans le secteur et a toujours connu des échecs dans ces genres de conventions. » Mais pour ce qui ressort de la convention avec le Mali, ce sont les transporteurs sénégalais qui sont les grands perdants.
« On ne peut signer une convention avec un pays qui ne reflète pas le même système de transport que nous. Au mali par exemple, le système en vigueur est assuré par les agences de voyage.
Il n'existe pas dans ce pays des gares routières internationales. Les agences de voyage en charge du transport ont chacune leur point de départ.
Les transporteurs sénégalais qui font souvent le voyage vers ce pays n'ont aucun privilège de stationner quelque part où l'on peut trouver des clients.
Et puisque d'habitude, ils n'ont aucune autorisation leur garantissant le stationnement dans les aires privées des agences, ils rentrent souvent au Sénégal vides, ou bien se limitent au maraudage forcé tout le long du trajet sur le chemin du retour ».
Le candidat de « Deggo Soukhali Transport Ak Commerce » veut que cette problématique devienne une priorité lors des débats à la prochaine législature.
Tout comme la question du transport dit clandestin que des opérateurs privés exploitent au nom de certains marabouts. Il estime en effet que si le transporteur ordinaire est couvert par le même fisc que son marabout, tous les deux doivent se retrouver à la gare routière pour les mêmes activités.
ALASSANE NDOYE PORTE LA REPLIQUE A GORA KHOUMA
« JE NE FAVORISERAI JAMAIS L'ETAT AU DETRIMENT DES TRANSPORTEURS »
A Kaolack, Alassane Ndoye a aussi porté la réplique à son adversaire de camp Gora Khouma. Il a fait comprendre à ce dernier que « jamais » il ne favoriserait l'Etat au détriment des transporteurs. « Je suis toujours militant du parti démocratique sénégalais (PDS).
Et même étant au pouvoir, je n'ai jamais roulé pour des intérêts étatiques. J'ai toujours refusé les décisions de l'Etat fragilisant le développement du transport et la promotion des professionnels du secteur.
Lors de notre dernier débat d'idées sur un plateau médiatique de la place, j'ai bien dit à Gora Khouma de ne plus se permettre certaines déclarations.
Chaque sénégalais, de n'importe quelle obédience, peut prétendre au poste de député et pouvoir défendre les intérêts des populations, ou des groupes et sous groupes qui l'ont accompagné dans ses projets.
C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai dit à Gora Khouma : ne dit jamais que tu ne seras pas député, car le jour où tu seras pressenti à ce poste, tu le sera avec l'aide de Dieu », a lancé Alassane Ndoye.
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