Le secteur de la santé traverse, ces derniers temps, une difficulté dans l'amélioration des qualités des soins offerts aux patients, à cause du manque de médicaments nécessaires pour traiter les différents types de maladies. La situation s'est aggravée de plus en plus ces derniers mois, d'autant que certains produits d'utilisation habituelle sont signalés manquants dans les différents établissements de santé. Il est devenu, aujourd'hui, nécessaire de se procurer des seringues, ainsi que certains médicaments, avant d'être hospitalisé, puisqu'une grande partie de médicaments enregistre une pénurie persistante. Cette situation est signalée un peu partout dans les wilayas du pays.
A Aïn Defla, les citoyens continuent de souffrir de la pénurie de médicaments et de certains types de vaccins, souvent nécessaires. Le vaccin antirabique, qui est indispensable pour les régions à vocation agricole, est concerné par cette pénurie au niveau de cette wilaya, alors que les chiens errants continuent de sévir dans de nombreuses communes. Les municipalités, pourtant conscientes de la gravité de la situation, tardent à lancer les campagnes d'abattage de ce type de chiens.
Le manque de spécialistes en radiologies continue, quant à lui, d'influer sur le fonctionnement des scanners disponibles dans les hôpitaux de cette wilaya. La solution provisoire, qui consisterait à signer des conventions avec des radiologues privés, semble incapable de répondre au nombre important de patients. L'unique solution demeure l'affectation de radiologues au niveau de cette wilaya, selon des élus de la région Entre autres, le transport des malades de leur domicile vers un service d'urgences médicales constitue un grand souci pour les familles ne disposant pas de voiture.
Généralement, le transport se fait grâce à l'aide des voisins, ou d'autres passants. Si, dans les grandes villes, le problème de transport des malades ne se pose pas beaucoup, à cause de la présence des services de la protection civile, qui interviennent à chaque fois que les citoyens demandent leurs service, les villes éloignées continuent de souffrir des difficultés liées au transport des malades vers les structures de santé les plus proches. Les citoyens transportent encore leurs malades, grâce aux transporteurs clandestins qui, parfois, exigent des prix très élevés.
Les encombrements dans le réseau routier urbain influent également sur l'évacuation des malades vers les hôpitaux, ce qui exige la mise en place d'un plan de circulation, qui doit prendre en compte l'arrivée rapide vers les structures de santé. En somme, les citoyens non véhiculés rencontrent des difficultés pour transporter leurs malades vers les hôpitaux, particulièrement dans les zones éloignées. L'investissement des jeunes dans le transport des malades semble être efficace, pour faciliter l'évacuation des personnes en besoin de prise en charge hospitalière urgente.
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