Le Pays (Ouagadougou)

Burkina Faso: OGM - Apporter des informations justes et vérifiables aux acteurs du Sud-Ouest

L'Agence nationale de biosécurité a organisé du 14 au 15 juin 2012 un atelier d'information et de sensibilisation sur la biosécurité à Gaoua, dans la région du Sud-Ouest. L'objectif était d'apporter des informations nécessaires aux producteurs de cette localité sur cette biotechnologie moderne, porteuse d'espoir pour une production agricole optimale mais suscitant, de nos jours beaucoup de controverses.

« La biotechnologie moderne c'est-à-dire celle qui a trait aux Organismes génétiquement modifiés (OGM) offre en effet de nombreux avantages parmi lesquels on peut citer le contrôle des ravageurs, la lutte contre les maladies, la tolérance à la sécheresse, l'augmentation de la qualité nutritionnelle et industrielle, etc. »

Ces propos sont du ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Gnissa Isaïe Konaté, qui a présidé la cérémonie d'ouverture de l'atelier sur la biosécurité à l'ENEP de Gaoua.

A ce titre, l'usage des OGM permet d'améliorer la production agricole. Mais comme cette biotechnologie moderne fait toujours l'objet de controverses, il faut donc, a-t-il dit, lever les équivoques et confusions à propos de son utilisation en donnant « des informations justes et vérifiables ».

Ce, d'autant plus que la technique de transgenèse est encore toute jeune et dans la plupart des cas, les interrogations relatives aux OGM sont en lien avec l'environnement et la santé humaine et animale.

« En somme, le consommateur craint que les risques éventuels ne prennent le pas sur les avantages avérés », a laissé entendre le ministre Konaté avant d'indiquer qu'on utilise mieux ce qu'on connaît, ce qu'on comprend. Ainsi, le revers de la médaille à savoir les effets néfastes ne sont pas négligés.

Car, selon le professeur Chantal Zoungrana/Kaboré, c'est pour s'assurer que l'utilisation de ces OGM se fera sans danger qu'un cadre institutionnel a été mis en place avec la création de l'Agence nationale de la biosécurité.

Et cette Agence qu'elle dirige est cotée par deux organes consultatifs que sont le Comité scientifique national de biosécurité et l'Observatoire national de biosécurité qui contribuent à la rendre plus opérationnelle.

C'est également dans cette optique que Burkina a participé au processus de négociation et d'adoption du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques, lequel protocole a été ratifié en 2003 a-t-elle précisé.

L'Agence nationale de biosécurité a, en effet, la charge d'information et de sensibilisation mais surtout de la détermination d'application et de surveillance à l'échelle nationale des mesures de biosécurité. C'est autant de mesures qui paraissent parfois très contraignantes mais qui « doivent être strictement appliquées et respectées. »

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