La grand-messe de l'athlétisme africain démarre effectivement aujourd'hui avec les premières foulées sur la piste du Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo (Bénin). La journée d'hier a été finalement consacrée à la cérémonie d'ouverture au cours de laquelle le Bénin a étalé les mille et une facettes de la richesse de sa culture.
Du beau monde était aux loges d'honneur avec la présence des chefs d'Etat du Bénin et de la Guinée équatoriale, des Premiers ministres du Gabon et du Tchad et de quelques ministres des Sports de pays amis.
Les présidents de l'Iaaf et de la Caa, Lamine Diack et Hammad Kalkaba Malboum, comptaient aussi parmi les invités de marque des 18e championnats d'Afrique. Pendant deux tours d'horloge, un spectacle haut en couleurs et en sons a régalé le public qui avait pris d'assaut les gradins du Stade de Porto-Novo.
La fièvre monte
Depuis plusieurs années que le Bénin a été retenu pour abriter cet événement exceptionnel, puisqu'il coïncide avec le centenaire de la Fédération internationale des associations d'athlétisme (Iaaf), beaucoup de doute ont plané sur l'organisation.
Maintenant, plus de doute car les grands pas sont déjà posés, et la deuxième compétition la plus prestigieuse sur le continent après la Coupe d'Afrique des nations de football démarre ce jour à Porto-Novo, dans la capitale politique du Bénin.
« Nous sommes prêts pour lancer la première course ce mercredi ». Ainsi s'est exprimé Okri Nonvignon, l'expert béninois chargé de la Commission technique de ces 18e championnats d'Afrique seniors d'athlétisme. La grand-messe débute bien ce jour et la fièvre monte déjà dans les différents états-majors. Les infrastructures sont prêtes pour accueillir l'événement.
Après la réunion du conseil de la Confédération africaine d'athlétisme qui confirme le démarrage effectif des compétitions, la délégation composée du ministre des Sports béninois, du président de la Fédération béninoise d'athlétisme (Fba), du président de la Caa et du président de l'Iaaf, a effectué une visite des sites devant accueillir l'événement et a exprimé sa satisfaction de voir les travaux évoluer, surtout la finition du terrain d'entraîenement. De la cabine de presse à la piste de course, en passant par les marquoirs électroniques, tout est fin prêt pour que la fête soit effective et belle.
Bénin, record de participation
51 pays, près de 1.000 athlètes attendus et 60 techniciens et reporters sportifs prendront part à cette compétition. « Notre intérêt est que la majorité des athlètes confirment leurs prestations au Bénin afin de mieux représenter le continent aux Jeux olympiques de Londres 2012 », a déclaré, hier, Hamed Malboum Kalkaba, lors de la conférence de presse donnée par la Caa.
« Seuls le Malawi et la Somalie n'ont pas confirmé leur participation. Aux dernières nouvelles, le Malawi serait en train d'annoncer son arrivée au Bénin », a-t-il conclu.
« Fier de revenir au Bénin... »
Présent à Cotonou depuis dimanche dernier, le président de l'Iaaf, Lamine Diack, s'est réjoui de fouler à nouveau le sol béninois. « Je me réjouis de revenir au Bénin depuis 1956. Je me rappelle encore de ces moments que nous avions vécus au lycée à Porto-Novo. Pour ce qui est de la compétition, je suis persuadé que cet événement sera une réussite pour le Bénin », a-t-il laissé entendre.
Des personnalités et athlètes honorés
En marge de la compétition, d'autres activités ont été déjà organisées. Il s'agit de la soirée de Gala au cours de laquelle certaines personnalités et autres athlètes ont été honorés. Une cérémonie officielle de distinction qui entre dans le cadre des 100 ans de l'Iaaf.
A cet effet, une pléiade d'athlètes africains et quelques personnalités politiques, sportives et économiques ont reçu ces distinctions. Le président Lamine Diack fait partie de ces personnalités pour sa bonne gestion à la tête de l'Iaaf en tant qu'Africain et dirigeant la plus grande fédération sportive au monde.
Presque toutes les délégations ont foulé le sol béninois. Elles ne sont pas toutes logées dans la capitale politique du Bénin. Ce qui crée quelques difficultés au niveau de la coordination du transport.
La salle qui fait office de hall d'accréditation a grouillé de monde hier. Etrangers et locaux se bousculaient pour avoir le précieux sésame, le badge qui donne accès à la compétition, selon les appartenances. Une tâche qui n'est pas aisée pour les organisateurs lorsqu'on sait qu'il y a eu beaucoup de défaillance au niveau de l'inscription en ligne.
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