Les Frci ont froidement abattu deux jeunes gens, mercredi dernier, à Yopougon- quartier Millionnaire. Il s'agit d'Aka Charles et de son ami dont on n'a pu avoir l'identité. Leur forfait accompli, les forces armées pro-Ouattara ont présenté leurs victimes comme des braqueurs. Et, pourtant, il n'en est rien.
En effet, ce jour-là, selon des témoins du drame, le jeune Aka Charles, commerçant de son état, se rend devant la pharmacie Appia située à environ 100 m de son domicile familial, pour y attendre un ami. Vêtu d'un tee-shirt et d'une culotte, il portait un sac. C'est dans cette attente qu'une voiture de patrouille des Frci stationne à son niveau et l'interroge sur l'objet de sa présence en ce lieu. Au dire de certains témoins qui n'étaient pas loin de la scène, sa réponse qui était qu'il attendait un ami n'a visiblement pas convaincu les Frci. Et, c'est dans les échanges qui s'en suivront qu'on saura que c'est le vigile de la pharmacie Appia qui a fait appel au 19ème arrondissement de Police pour l'informer de la présence d'un individu suspect en face de l'officine. Les policiers, à leur tour, auraient joint la patrouille Frci la plus proche.
Toujours est-il, nous expliquent des témoins, que c'est au cours des échanges qu'arrive l'ami d'Aka Charles. Malgré leurs explications, les Frci ne lâchent pas le morceau et décident d'embarquer les deux jeunes gens. Un témoin soutient que les Frci leur auraient demandé de se dévêtir de leurs tee-shirts. C'est alors qu'ils s'exécutaient que les forces armées pro-Ouattara les ont abattus froidement sous le prétexte que l'un d'eux aurait une arme et qu'il aurait tenté d'ouvrir le feu sur eux. « Faux », soutiennent, en choeur, les témoins de la scène. Qui ajoutent que les Frci seraient venues menacer les commerçants des environs en leur demandant de s'en tenir à leur version qui est que les deux victimes étaient armées. Version qui a d'ailleurs été reprise par des journaux proches du pouvoir. Encore deux autres victimes innocentes du régime Ouattara dont le seul tort est d'avoir croisé le chemin des Frci.
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