Le ministre Marcel Bernard insiste sur la mise en place d'un système de gouvernance rigoureuse
Les activités extractives connaissent d'importantes avancées. La commercialisation du pétrole est prévue dans quelques années. Des acteurs s'y préparent.
Urgente. Dans quelques années, Madagascar figurera parmi les pays producteurs et exportateurs de pétrole. De grands projets miniers se trouvent, par ailleurs, en phase d'exploitation. Par rapport à la situation, les intervenants du secteur extractif et surtout les acteurs environnementaux ont jugé nécessaire la mise en place d'une bonne gouvernance afin de réduire les impacts négatifs sur l'environnement et la population.
Un groupe thématique des industries extractives a été créé. « Il n'est plus à démontrer que Madagascar est un hot spot de biodiversité, et d'une part, nous avons les richesses minières et pétrolières. La mise en place d'une bonne gouvernance n'a jamais été plus urgente qu'en ce moment où des projets sont en phase d'exploitation et d'exploration, afin de réduire les risques et maximiser les avantages pour protéger les ressources renouvelables et préserver les communautés locales », explique Lalanirina Rasoanandrianina, du groupe thématique des industries extractives, hier, au Panorama, lors du lancement officiel du groupe. « Dans quelques années, Madagascar sera au stade de la production commerciale. Dès à présent, il est indispensable d'instaurer un système de gouvernance rigoureuse pour garantir une efficacité sur le long terme », soutient, pour sa part, le ministre des Hydrocarbures, Marcel Bernard, venu honorer de sa présence la cérémonie.
Lutte anti-corruption
Le groupe thématique a comme principales activités la promotion des meilleures pratiques par les compagnies minières et pétrolières et la préparation des fiches techniques appropriées. Il aura aussi à veiller à la qualité de la biodiversité du pays, sans pour autant freiner le développement et favoriser le débat et les échanges entre les différents partenaires.
Membre à part entière du groupe, la Société civile entend jouer pleinement son rôle de veille et d'interpellation. « La participation de la Société civile est de mise dans l'instauration d'une bonne gouvernance, notamment dans la lutte contre la corruption. Nous allons appuyer les actions qui vont contre les activités illicites et illégales », a annoncé Andry Andriamanga, coordonnateur national de l'Alliance Voahary gasy.
Avec la suspension de Madagascar à l'EITI (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), le groupe militera pour que l'initiative continue à Madagascar.
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