Photo: http//:lexpress.mu Les questions sur les élections sont au coeur des discussions
Une nouvelle session parlementaire extraordinaire est envisagée au Parlement. Elle serait dédiée aux lois sur les élections.
Une nouvelle session parlementaire extraordinaire, la cinquième de cette année, se profile à Tsimbazaza et à Anosikely. L'actuelle session, ordinaire, est en effet, prévu arriver à son terme dans les prochains jours, soit le temps pour le Congrès de la transition de faire le tour d'un seul texte relatif à l'Aviation civile. Hier encore, la Chambre basse n'a pas encore enregistré l'arrivée des deux projets de lois relatifs aux élections, respectivement les présidentielles et les législatives. Il se murmure à Tsimbazaza que cette prochaine session extraordinaire consacrée à ces deux projets de lois pourrait intervenir dès la semaine prochaine.
Jean Razafindrabe, membre du Congrès de la transition sous les couleurs du Tanora malaGasy Vonona (TGV), confirme cette « logique ». D'après ce président de commission, « une prochaine session extraordinaire est inévitable », et serait logiquement dédiée à l'examen de ces deux projets de lois jugés « prioritaires ». Le gouvernement n'a cependant pas donné plus de détails, prétextant qu'une décision sera prise « prochainement ». La date de la semaine prochaine est cependant avancée depuis hier à Tsimbazaza sans que l'Exécutif confirme.
Les plus cités
Jusqu'à hier, la mouvance Ravalomanana est toujours annoncée absente au Parlement. Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la transition et affiliée à cette mouvance de l'ancien Président de la République, a expliqué dernièrement que « les lois adoptées actuellement ne seront pas reconnues par sa mouvance». Elle avait à l'occasion envisagé « de possibles retouches et amendements », comme recours.
Cette éventuelle prochaine session extraordinaire serait ensuite la cinquième de cette année, et serait exclusivement dédiée à l'adoption des textes électoraux, ce qui en ferait l'une des sessions les plus décisives. Ces derniers textes constituent, en effet, un des points les plus cités par les parties prenantes pour les élections, de la Commission électorale nationale indépendante de la transition (CENIT) pour l'établissement d'un calendrier électoral à l'Union européenne qui conditionne son engagement financier pour les prochains scrutins à cette date. Mardi à Iavoloha, Béatrice Atallah, présidente de la CENIT, avait appelé à l'adoption de ces textes « le plus rapidement possible ». Au début du mois, l'Exécutif a adopté en conseil des ministres les deux projets de lois relatifs aux élections. Leur soumission au niveau des deux Chambres parlementaires s'est cependant fait attendre.

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