La Coordination communale des associations de jeunesse de Banfora (COCAJEB) a organisé, le 16 juin 2012, un forum de la jeunesse sous le thème : « Contribution des mouvements et associations de jeunesse au développement de la commune de Banfora ».
Il a permis de mettre à nu les maux qui minent l'implication de cette frange par les autorités dans les activités qu'elles entreprennent.
La commune de Banfora, à elle seule, compte de nos jours plus d'une centaine d'associations et mouvements de jeunesse. Malgré ce nombre jugé pléthorique par certains, leur contribution au développement de la commune reste difficilement perceptible. D'ailleurs, ce nombre crée une méfiance chez les bonnes volontés et les autorités locales qui hésitent à les impliquer dans ce qu'elles font.
C'est pourquoi la COCAJEB, née pour fédérer les efforts de l'ensemble de ces associations, a initié ce forum qui a réuni dans la Salle des fêtes de la mairie une cinquantaine de leaders d'association afin d'énumérer les maux qui empêchent leur implication dans les plans de développement de la commune.
Elle a été soutenue par le président du Conseil régional de la jeunesse, Oumar Ouattara, et le représentant de la direction régionale de la Jeunesse, Mamadou Ouandé. Selon le coordonnateur de la COCAJEB, Abdourame Kamagaté, les jeunes de Banfora ne parlent pas le même langage.
Cela, a-t-il indiqué, est dû à un manque de cohésion et à des problèmes d'appartenance politiques. « C'est ce qui rend les autorités réticentes à les impliquer véritablement dans leurs activités », a-t-il fait savoir. Il a confié que ce forum vise à poser les bases d'une franche collaboration entre les structures associatives.
Les querelles de leadership, la méconnaissance et le non- respect des textes régissant les structures associatives, l'absence d'un cadre de concertation, le régionalisme poussé chez certains leaders doublé de la considération de l'appartenance politique ont été énumérés comme étant les véritables freins à la cohésion entre associations de jeunes.
Sans complaisance, les participants au forum ont relevé que la plupart des jeunes créent les associations et y militent sans engagement mais pour des intérêts personnels.
Ce qui se manifeste par de mauvaises organisations, la rétention de l'information, etc. « Il fallait donc laver le linge salle puisque notre souhait est que les autorités nous prennent en compte », a lancé le coordonnateur de la COCAJEB avant d'inviter les participants à faire des recommandations.
Le forum de la COCAJEB qui a abouti à la mise en place d'un comité de suivi des recommandations et des actions des différentes associations, a souhaité l'institutionnalisation d'une rencontre annuelle entre le Conseil municipal et les jeunes, la tenue du forum communal au moins une fois par an et la création d'un bureau de la CACOJEB.
En plus, les jeunes qui revendiquent la mise à leur disposition des centres d'écoute et la gestion des Maisons de jeunes et de la culture, souhaitent que leur appartenance politique ne conditionne plus leur choix par l'autorité pour l'accomplissement d'une mission.
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