Le chef de secteur « sauvette » parle de ses missions et des difficultés y afférentes.
Quelles sont les tâches qui vous ont été assignées?
Ma tâche, c'est la « sauvette ». La communauté urbaine nous invite à prendre nos responsabilités en main. Ceci pour contrôler le marché car, il faut l'avouer, Mokolo est devenu dangereux. Si nous-mêmes nous ne prenons pas le problème à bras le corps, cela pourra nous causer de gros torts. D'autant plus que si les clients ne se sentent pas en sécurité, ils ne viendront plus. Les agressions sont de plus en plus récurrentes. Nous ne voulons plus que ça continue. Et devons prendre nos responsabilités pour assainir notre secteur afin de sécuriser les commerçants eux-mêmes.
Quelles sont les problèmes liés à la sauvette?
Le premier problème, c'est le recasement de tous les sauveteurs et surtout dans le calme. Ce n'est qu'à cette condition que nous, les vendeurs à la sauvette, nous serons à l'aise et les relations entre pouvoirs publics et nous n'en serons que améliorées. Au départ, nous devions avoir les 5 hangars qui sont en construction derrière la mobile Messa. Chacun devant contenir 100 personnes. Lors de sa visite au marché, le délégué auprès de la communauté urbaine, Gilbert Tsimi Evouna, a octroyé deux hangars aux femmes qui posent les ongles et aux cordonniers. A présent, nous allons pouvoir recaser 300 commerçants, à l'échelle des boxs de un mètre chacun. Pour le reste ce sera progressif, nous allons faire des propositions aux pouvoirs publics et attendre car ce sont eux qui décident.
Quelles stratégies comptez-vous adopter pour venir à bout de ces difficultés?
Pour l'instant, nous sommes entrain d'élaborer notre plan d'action. On doit associer tous les partis pris du marché. Le marché a des blocs, il faut que je rencontre les chefs de blocs afin qu'on s'asseye. C'est de notre collaboration et de nos réflexions que peuvent être résolues le problème crucial qui est celui de libérer la chaussée. J'ai fait venir des ingénieurs pour nous orienter lors de nos discussions. Nous avons rencontré les commerçants pour avoir leurs avis sur la manière de gérer le problème. En ce qui concerne les 5 personnes avec lesquelles je suis appelé à travailler, j'ai fait circuler une liste dans le marché. Après l'enregistrement des vendeurs, nous allons procéder à un tirage au sort.
Que dire des vendeurs à la sauvette qui estiment que vous êtes illégitime?
C'est du sabotage. Ceux qui m'accusent d'imposture sont les instigateurs du désordre au marché. Avant l'élection, ils faisaient la loi dans ce secteur et abusaient les autres vendeurs. En fait, ils rechignent parce qu'ils savent leurs intérêts en danger.
Comments Post a comment