La forte pluie qui s'est abattue dans la ville de Douala a certes limité le déplacement des artistes attendus à cette rencontre qui s'est tenue à Douala le jeudi 28 juin 2012. Mais elle n'a pas réussi à dissuader ce groupe composé «des artistes éclairés » qui recherchent la paix.
Sous l'impulsion de Roggy stentor, un des responsables de la maison de production «Massema productions», Njohreur, Guillaume Tell et d'une trentaine d'autres artistes, un mouvement s'est constitué à Douala.
L'objectif recherché est d'arriver à mobiliser le plus grand nombre d'artistes autour de cette cause qui va contraindre les responsables de la société civile camerounaise de l'art musical (Socam) et la Cameroon music corporation (Cmc), les deux sociétés qui gèrent les droits d'auteurs à s'entendre pour fusionner et devenir une seule entité au service de tous les artistes camerounais.
«Tout ce que nous voulons désormais, c'est la paix. Aucune de ces sociétés n'existent sans les artistes eux-mêmes. Il est temps de s'accorder pour les obliger à fumer le calumet de la paix une fois pour toute. Car en ce moment, ça va dans tous les sens et comme toujours c'est nous qui souffrons», précise Roggy stentor, un des panélistes.
Des propos réitérés par les deux autres panélistes que sont Njohreur et Guillaume Tell. Dans l'immédiat, il sera question pour ce groupe de travailler à organiser une énième confrontation entre les responsables de la Socam et la Cmc, les deux sociétés actuellement en charge du droit d'auteur au Cameroun. Même si les responsables de l'une comme l'autre dispose d'un répertoire d'artistes bien précis.
Ce qui s'est vérifié lors du paiement des droits par une société du droit d'auteur à ces deux entités dont l'une Socam a perçu 15 millions de Fcfa et l'autre Cmc 10 millions de Fcfa. C'était lors de l'arrivée des P-square au Cameroun lors de deux concerts le 18 et 20 mai 2012.
Des pourparlers ont déjà été engagés dans ce sens par ce groupe d'artistes « éclairés ». «Ce qu'il faut savoir c'est qu'ils sont informés de cette initiative. Ces rencontres vont se multiplier afin de rassembler le maximum d'artistes autour de cette quête pour la paix», soutient Guillaume Tell.
Pour ces derniers, il ne s'agit plus de savoir laquelle des deux structures exercent dans la légalité, mais davantage de travailler pour l'unité de tous les artistes camerounais. «Une mission lourde et osée qui risque de ne pas aboutir», fulmine Ndema System qui fait parti du collectif des artistes qui ont signé la pétition de Monatélé retirant le répertoire de plus de 600 artistes à la Cmc le 25 juin 2012.
Surtout que selon lui, des tractions allant dans le même sens ont déjà été engagés. Et Sam Mbendé, président du conseil d'administration de la Cmc approché par la Socam aurait demandé à toucher 20% de tout ce qui sera perçu après la fusion Socam/Cmc avant d'intégrer le navire.
Ce que les autres n'ont pas accepté. Un détail que les organisateurs de la rencontre de jeudi dernier à Douala n'avaient pas. Si cette information est avérée, la marche vers l'unité s'annonce longue.
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