Gabonews (Libreville)

Gabon: Religion, proxénétisme, homosexualité et trafic de drogue au centre de la conférence de presse à Libreville

Libreville — La Conférence Episcopale du Gabon et la Coordination des Associations des Parents d'Elèves (APE) des Etablissements privés Confessionnels Catholiques ont animé conjointement une conférence de presse ce lundi à Libreville sous le thème « Proxénétisme, Homosexualité et Trafic de Drogue », au regard de la recrudescence de ces différents maux au sein de l'établissement scolaire catholique Immaculé Conception en particulier et dans l'ensemble des établissements scolaires du Gabon en général.

Cette conférence avait entre autres objectifs de dénoncer publiquement ces pratiques de dépravation des moeurs désormais à la mode dans les établissements scolaires du pays d'une part, et d'autre part sensibiliser les parents et les jeunes sur la gravité de cette situation qui compromet sérieusement l'avenir de l'élite gabonaise en devenir et ternit l'image des établissements scolaires du pays.

Ainsi, la présidente de la Coordination des APE, Solange Bemengue, a déclaré que « nous sommes dans l'obligation de porter à la connaissance du grand public les faits qui nous ont clairement été révélés au cours du dernier trimestre scolaire 2011-2012. Il s'agit de l'existence de réseaux de prostitution, de proxénétisme, de drogue, d'homosexualité, de pratiques ésotériques sur les jeunes filles et les jeunes hommes et d'autres moeurs amorales, tous condamnables, qui se pratiquent dans notre pays, et dans lesquels on retrouve des élèves en cours de scolarisation, au nombre desquels de très jeunes filles âgées de 14 à 18 ans ».

Elle n'a pas manqué de préciser que «des compatriotes adultes, haut placés dans l'administration publique et privée y seraient fortement impliqués et les y encourageraient ».

Selon les interventions des uns et des autres, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase serait les révélations d'un parent d'élève, ainsi que le pragmatisme du vicaire général Patrick Nguema Edou qui a flairé le problème alors qu'il s'apprêtait à venir en aide à « une jeune fille soit disant en détresse », à l'approche des examens de fin d'année.

Il ressort en outre qu'un réseau bien organisé de proxénètes, fétichistes, dealers de drogues et violeurs est bien implanté dans les établissements scolaire de la capitale et de l'arrière pays; d'où la montée au créneau des parents d'élèves, qui condamnent avec la dernière énergie tous les adultes criminels qui s'adonnent, encouragent et entretiennent ce trafic.

« Laisser faire ne peut que nous emmener à redouter à court terme, vue l'ampleur de la question et la fragilité de la population que ces pratiques visent, que l'ensemble des établissements de notre pays soient réellement en danger et que l'avenir de la jeunesse gabonaise soit à jamais hypothéqué », se sont indignés les organisateurs de la conférence.

Soulignons que cette conférence de presse a vu la participation du ministre de la Famille, Honorine Nze Bitéghé et du Représentant de l'UNICEF, lesquels ont loué le courage des initiateurs de ces assises, et notamment le caractère osé des thèmes abordés.

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