Le pack des Namibiens ressemble à un camion de plus d'une tonne
Les Makis se retrouvent face aux Lions de l'Atlas, sept ans après leur dernière confrontation. Ils ne comptent pas se laisser faire.
Les Makis de Madagascar et les Lions de l'Atlas de Maroc vont s'expliquer au stade de Mahamasina, cet après-midi, en demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations, groupe B.
Placées sous le signe de la revanche des Makis, les retrouvailles entre les deux équipes promettent après une période de sept ans sans se croiser.
« Certes l'adversaire a une plus grande expérience du haut de tableau de la Coupe d'Afrique, mais le coup est jouable », estime Berthin Rafalimanana. Il se souvient encore de Paris en 2005 quand Madagascar avait perdu devant les Marocains sur le score de 43 à 6 en finale du même rendez-vous. Une défaite qui s'expliquait surtout par des conditions climatiques lamentables.
Bonne recette
Pour Berthin Rafalimanana, qui a su tirer les leçons de 2005, beaucoup de choses ont changé au bout de ces sept années. « L'équipe est à notre portée. Cette fois, elle ne compte pas se laisser facilement faire, vu le volume et l'intensité de la préparation qu'elle a effectuée », prévoit-il.
Les Marocains sont de taille, mais l'entraîneur dispose d'une bonne recette pour annihiler sa puissance. « La principale solution est de venir en premier. D'ailleurs, notre équipe est aujourd'hui plus équilibrée entre avants et trois-quarts, ce qui nous permet de mieux varier les formes de jeu », fait-il savoir.
D'après lui, outre la rapidité, la principale force de l'équipe est son état d'esprit, son moral dans les moments difficiles. Autant dire que les joueurs sont prêts à fournir une farouche résistance devant le Maroc qui a bénéficié d'une sérieuse préparation de dix jours au Centre de Marcoussis, à Paris.
Avec des joueurs qui évoluent en majorité en France, l'équipe est jugée favorite, mais cela ne fait pas trembler José Harison et ses camarades qui jouent à domicile. Ils comptent beaucoup sur le soutien du public de Mahamasina.
Le match, sous l'office d'un arbitre sud-africain, est prévu commencer à 14 heures. Suivra l'autre demi-finale qui mettra aux prises la Namibie et les Lions du Sénégal, un duel qui est également à suivre de près.
Des « bananes » aux Makis
Outre la traditionnelle bénédiction aux Makis qui disputeront la phase finale de la CAN, groupe B, ce jour à Mahamasina, le président de la Transition, Andry Rajoelina n'oublie pas d'encourager et de soutenir l'équipe nationale en offrant Ar 500 000 à chaque joueur, Ar 500 000 à chaque technicien, Ar un million à chaque entraîneur et Ar 11 millions à la Fédération malgache du rugby. Des enveloppes financières, pour les motiver et les encourager.
Pour le chef de l'Etat, la tenue à Antananarivo de ce rendez-vous phare d'Afrique représente déjà une grande chose pour le rugby malgache. Aussi félicite-t-il la discipline d'avoir réussi à prendre sa place dans le milieu du sport. « Depuis longtemps, Madagascar a sa place dans le monde du rugby et la tenue de cette Coupe d'Afrique des Nations est déjà une bonne chose. Je trouve que les athlètes méritent d'être récompensés et encouragés pour les motiver. C'est la raison pour laquelle le régime transitoire s'efforce de construire de nouvelles infrastructures uniquement pour cette discipline, car Malacam ne répond plus aux normes internationales. Si nous voulons espérer des victoires, il faut réhabiliter et construire de nouveaux stades », déclare-t-il. Il promet de mener à terme son projet de construction d'une académie sportive, le temple de rugby à Andohotapenaka, avant la fin de l'année.
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