L'Express (Port Louis)

Ile Maurice: Corruption alléguée au BOI - Le central CID interrogera d'autres cadres de l'organisme

La police compte procéder à l'interrogatoire des responsables du Board of Investment (BOI) pour déterminer comment Avinash Roy, cerveau présumé du racket des demandeurs de permis, a pu agir sans être inquiété par sa hiérarchie.

Le Central CID n'en a pas encore fini avec le Board of Investment (BOI). Des enquêteurs s'apprêtent à interroger, dès le début de la semaine prochaine, des cadres de l'organisme dans le cadre de l'enquête sur un réseau qui rackettait des étrangers en quête de permis d'investissement et de résidence.

L'Investment Officer Avinash Roy a déjà été inculpé, le vendredi 29 juin 2012. Il est accusé d'être le cerveau de ce réseau de corruption alléguée. Il reste, maintenant, à établir comment il a pu agir sans qu'il ne soit démasqué par sa hiérarchie.

Les enquêteurs placés sous la direction de l'assistant commissaire de police (ACP) Pregassen Vuddamalay veulent obtenir des détails auprès des responsables du BOI sur les procédures instituées pour authentifier les documents soumis par un demandeur de permis.

Le Central CID s'attend également à obtenir les relevés des dossiers traités par Avinash Roy afin de déterminer s'il n'y a pas eu d'autres malversations. Et ce, depuis quand. A ce stade, le jeune homme n'est impliqué que dans l'affaire de faux relevés bancaires versés dans les dossiers du couple français Nadine Jacqueline Eliane Tokuard et Philippe Martial Tokuard ainsi que celui de l'Indien Vijay Gunjan Dedhia.

Avinash Roy a, d'ores et déjà, été identifié par le Passeport and Immigration Office (PIO) comme étant celui qui a traité le dossier Tokuard. Appréhendé le mardi 19 juin 2012, le couple français a indiqué avoir déboursé Rs 100 000 pour chacun des permis qu'ils ont réclamé auprès du BOI, à la demande d'un employé du BOI.

Selon les Français, l'argent a été remis à l'extérieur des bureaux de l'organisme, situé en face de la Cathédrale Saint-Louis, à Port-Louis. Or, les images de vidéosurveillance de l'organisme remises à la police depuis l'ouverture de l'enquête, il y a trois semaines, n'ont été d'aucune aide aux enquêteurs.

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