Au cours d'une interview diffusée hier mercredi 04 juillet 2012, sur la Radio France internationale, le président guinéen Alpha Condé a souligné la nécessité de la sécurisation des institutions à Bamako, jugé selon lui, comme préalable au déploiement des forces militaires au Nord Mali.
Pays autrefois considéré comme le porte étendard des valeurs démocratiques en Afrique, le Mali a, au cours de ces dernières années, surpris bon nombre d'observateurs politiques. En cause, le coup d'Etat du 22 mars dernier consécutif à l'occupation de la partie Nord malienne par les groupes armés Ansar Dine et MNLA.
Depuis le renversement du régime du président Amani Tumani Touré (ATT), par les hommes du capitaine Amadou Haya Sanogo, associé à l'occupation du Nord du Mali par les rebelles armés, la situation politico- sécuritaire de grand pays semi désertique de l'Afrique occidentale ne cesse d'aller de mal en pis.
Plusieurs situations malheureuses se sont succédé, au premier rang desquelles, la confiscation du pouvoir par A.H. Sanogo capitaine auteur du coup d'Etat du 22 mars, l'agression barbare de Dioncounda Traoré dans le palais présidentiel de Kouluba, en mai dernier.
Des situations qui jusqu'à présent sont restées sans solution, dépassant véritablement les capacités du pouvoir déjà «malade».
Heureusement, étant au niveau sous-régional membre de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Mali a bénéficié d'un soutien inébranlable de ses pairs de l'organisation.
FINIR AVEC LA CRISE
C'est à ce titre que des ballets diplomatiques à travers l'organisation de sommets et conférences se tiennent en faveur de la cause malienne.
Les propos du président guinéen Alpha Condé, dans une interview accordée à RFI, illustrent de plus belle manière la volonté des Etats membre de la CEDEAO d'en finir avec la crise malienne.
Au cours de cette interview, le président guinéen, a posé comme préalable à l'intervention d'une force militaire au Nord du Mali, le renforcement de la sécurité des animateurs des institutions politiques à Bamako.
Selon A. Condé, l'unité malienne autour des institutions fortes à l'intérieur desquelles seront représentées toutes les tendances politiques maliennes, sera un feu vert à l'envoi d'une force militaire au Nord du Mali.
Lequel envoi n'est pas encore accordé par le Conseil de sécurité des Nations unies saisi depuis le mois d'avril par l'Union africaine et la CEDEAO.
Répondant à la question relative de la participation des éléments de sa force armée dans l'intervention militaire au Mali, le président Condé a réagi par l'affirmatif.
Il a sans détour affirmé la participation des militaires dans cette force d'intervention.
Il a par ailleurs précisé que les militaires français entraînent déjà sur son sol les forces militaires devant être déployées au Mali.
Affirmant avoir milité pendant 50 ans en faveur de la paix, Alpha Condé reste résolument engagé au retour de la paix au Mali comme partout en Afrique.
Comments Post a comment