C'est parti depuis le samedi 30 juin pour la campagne nationale de reforestation 2012 au Burkina Faso. Le lancement s'est déroulé à Koudougou, place du gouvernorat, sous la présidence de Luc Adolphe Tiao, Premier ministre et ce, en présence de plusieurs membres de son gouvernement et d'une population de la région du Centre-Ouest fortement mobilisée.
« Jeunesse et environnement pour un développement durable », tel est le thème retenu cette année pour la campagne nationale de reforestation. C'est dans une ambiance des grands jours que la cérémonie de lancement de ladite campagne s'est déroulée.
Elle a été ponctuée de salves des chasseurs de la région et surtout de la prestation musicale du directeur régional de l'Environnement et du Cadre de vie du Centre-Ouest, Sibiri Kaboré. Ce dernier a d'ailleurs forcé l'admiration du Premier ministre qui ne pouvait que "faroter" sur un directeur régional chanteur.
Le lancement de la campagne nationale de reforestation 2012, de la commémoration des journées mondiales de la diversité biologique, de l'environnement, des zones humides et de lutte contre la désertification a été bien accueilli par les populations de la région et particulièrement les acteurs environnementaux. Et la personne la mieux placée pour traduire cette satisfaction a été le maire de Koudougou, Jérôme Zoma.
Selon lui, l'importance des questions environnementales n'est plus à démontrer pour un pays menacé par la sécheresse et l'avancée galopante de la désertification.
Aussi, estime-t-il que le choix de sa ville est une invite à ses habitants, en particulier la jeunesse, à s'engager pour une campagne de reforestation réussie. Le maire Zoma et son conseil municipal ont rassuré qu'aucun effort ne sera ménagé pour accompagner les actions de la campagne.
A la suite de l'édile de Koudougou, c'est la jeunesse du Burkina Faso qui s'est s'engagée pour accompagner la campagne nationale de reforestation.
Le président du conseil régional de la jeunesse du Centre-Ouest, N'Do Timothée, au nom de tous les jeunes du Burkina Faso, a exprimé les préoccupations de la jeunesse face à la situation dégradante de plus en plus prononcée de notre environnement.
Cette dégradation laisse entrevoir, selon lui, un avenir pas des meilleurs pour la jeunesse. C'est pourquoi, la jeunesse s'est engagée sur trois points essentiels en faveur de l'environnement à savoir : planter et assurer la protection des plants ; promouvoir l'écocitoyenneté et mobiliser les mouvements et associations de jeunesse pour des actions concrètes en faveur de l'environnement.
Le parrain de la campagne, Moctar Mando, administrateur général de COGEB, a indiqué pour sa part sa satisfaction de pouvoir parrainer une telle activité aussi importante que vitale pour le Burkina Faso, à savoir la campagne nationale de reforestation.
C'est pourquoi, M. Mando a saisi l'occasion pour lancer un appel à tous ses concitoyens pour un changement de comportement afin d'inverser la tendance. Il a promis s'investir pour que cette campagne de reforestation soit une réussite partout au Burkina Faso.
Plantons responsable !
Contrairement aux campagnes passées où l'importance se mesurait au nombre de plants mis en terre, cette année, la campagne épouse une autre philosophie. Le ministre de l'Environnement et du Développement durable a appelé à une plantation responsable afin de garantir la survie des plants.
Pour Jean Couldiati, il ne s'agira pas cette année de planter des hectares de plants, mais de planter le minimum ou le maximum selon sa conviction et de pouvoir les entretenir de façon à garantir leur bonne protection et surtout leur survie.
Le ministère prévoit doter les institutions, les ministères, les organisations accréditées au Burkina... de mille (1000) plants par structure. Ceci dans le but de les amener à planter et à entretenir correctement ces arbres. L'analyse de l'impact des reboisements menée depuis montre que d'importants acquis ont été enregistrés.
On peut citer, entre autres, la prise de conscience de plus en plus manifeste des populations des questions de désertification, l'accroissement du nombre d'espèces locales plantées, l'engagement politique des plus hautes autorités de l'Etat, la récupération d'importantes superficies de terres dégradées...
Cependant, en dépit des efforts déployés, des difficultés persistent et se manifestent par l'insuffisance, voire l'absence de dispositif efficace de protection des plantations, l'insuffisance de capitalisation des données sur les plantations réalisées, le faible engagement de certaines collectivités territoriales dans les campagnes de reforestation. Les défis restent énormes pour la restauration des ressources naturelles.
Pour consolider les acquis des campagnes, l'accent sera mis sur les plantations dans les espaces administratifs afin de responsabiliser davantage les départements ministériels et institutions à l'entretien. Egalement la poursuite des actions promotionnelles telles la foire de l'arbre, l'école verte, la ville verte, l'université verte...
Le Premier ministre a par la suite donné le top de départ de la campagne nationale de reforestation en plantant son arbre dans le domaine du gouvernorat de Koudougou.
Il a, par la même occasion, invité les Burkinabè et particulièrement la jeunesse à faire preuve de citoyenneté en participant activement à la réussite de cette campagne. La fin de la cérémonie a été marquée par la visite de la rue marchande où différents produits environnementaux ont été exposés.
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