La 8e édition du festival Ciné droit libre se tient du 2 au 14 juillet 2012 sous le thème «Femme, moteur du changement en Afrique». Pour la cérémonie d'ouverture, tenue le 4 juillet, c'est le film «L'affaire Chebeya, un crime d'Etat ?» du Belge Thierry Michel qui a été projeté.
C'est parti pour le 8e festival de films sur les droits humains et la liberté d'expression. L'ouverture a eu lieu le mercredi 4 juillet 2012 à l'Institut français de Ouagadougou. Comme à l'accoutumée, prestations d'artistes, projections, allocutions, ont constitué le menu de la soirée. T
out d'abord, c'est le jeune slameur Hamidou Valian qui est venu brossé brièvement les conditions de vie et de travail des étudiants devant le ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Albert Ouédraogo.
A sa suite, l'un des invités du festival, en l'occurrence le rappeur malien Amkoullel, est sorti transmettre le cri du coeur de ses compatriotes du Nord à travers sa chanson SOS dont les ressources de la vente sur Internet iront à la croix rouge malienne.
Le point focal de la soirée, c'était surtout la projection du documentaire intitulé «L'affaire Chebeya, un crime d'Etat ?» du réalisateur belge Thierry Michel.
Le film, c'est l'histoire de cet autre militant congolais des droits humains, Floribert Chebeya, tombé le 2 juin 2010 dans les griffes des fossoyeurs de la liberté d'expression.
La projection a été suivie de débats avec le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré, et Germain Nama du journal «l'Evènement».
Les activités de la 8e édition n'ont pourtant pas débuté le 4 juillet. En effet, le lundi 2 juillet avait été projeté à Yamtenga en zone péri urbaine.
«La guerre des terres» d'Aziz Nikièma, une production qui pose le problème des lotissements et des disputes autour des terres cultivables.
Le lendemain, c'est-à-dire le 3, les festivaliers étaient avec les étudiants à l'amphi A600 de l'Université de Ouagadougou où les «Etats Unis d'Afrique» a été projeté puis discuté.
Une série de films qui affichent la coloration de la 8e édition du CDL qui n'a autre objectif que de questionner les systèmes en place en vue de créer un espace de rêve, un espace de liberté réelle, comme l'a rappelé le président de l'association Semfilms, organisatrice du festival.
La présente édition, dont le thème est «Femme, moteur du changement en Afrique», est placée sous le parrainage de Barbara Hendricks, cantatrice américaine et ambassadrice honoraire à vie du haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés. Une dizaine de pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique y sont invités.
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