Le collectif « Sauvons le Togo» tente, tant bien que mal, de se faire entendre. Le rassemblement prévu jeudi 5 juillet après-midi a une fois encore été empêché par la police. Les manifestants se sont retrouvés devant l'ambassade de France mais ils ont là aussi été dispersés.
Depuis le matin, les forces de l'ordre ont quadrillé toutes les rues menant au stade de Béniglato à Lomé. Dans l'après-midi, les rues sont bloquées, la circulation vers le stade est interdite. La manifestation est empêchée. Les militants décident alors de se rendre à l'ambassade de France.
Pour l'un des responsables, Gilles Benoît Afangbedji, « il faut que l'ambassadeur sache que nous insistons et intervienne afin que les exactions dont nous sommes victimes puissent cesser ;
afin que les cas de violation des droits de l'homme cessent ; afin que tout ce que nous réclamons pour le meilleur devenir du peuple togolais puisse être satisfait. »
Alors, pourquoi toute cette manifestation ? Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, ancien premier ministre devenu opposant et membre du collectif « Sauvons le Togo », explique qu' il faut rassembler le Togo : « Il y a certains qui ont le droit de faire des meetings et d'autres qui n'ont pas du tout le droit même de marcher. »
Il est 17h57, le détachement de gendarmerie en face reçoit l'ordre d'avancer et de disperser. A 18 heures, les manifestants, très déterminés quelques minutes plus tôt, se dispersent. La ruelle est vide. Le ciel est envahi par les fumées de gaz lacrymogènes. Et « Sauvons le Togo » échoue à se faire entendre.

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