Saint-Louis — Le gynécologue Ousmane Thiam a plaidé mardi à Saint Louis le bien fondé de la planification familiale qui, selon lui, n'est rien d'autre qu'une politique d'espacement des naissances qui permet d'agir sur la fécondité de la femme.
"La politique de la planification familiale n'est rien d'autre qu'une politique d'espacement des naissances qui permet d'agir sur la fécondité de la femme pour la réduction de la mortalité maternelle", a soutenu l'obstétricien, lors d'un panel scientifique tenu à l'Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis en prélude à la journée mondiale de la population.
La journée mondiale de la population sera célébrée mercredi à Saint Louis sur le thème : "l'accès universel aux services de santé procréative".
Selon le docteur Thiam qui présentait une communication sur "Impact de la planification familiale sur la réduction de la mortalité maternelle", il est important de comprendre le bien fondé de la planification familiale qui, dans la stratégie de lutte de la mortalité maternelle, peut éviter jusqu'à un tiers de tous les décès.
"En effet, il permet aux femmes de retarder leur maternité, d'espacer les naissances, d'éviter les grossesses non désirées et les avortements clandestins et mortels. Ce qui permet de réduire de 17 à 35 % les décès maternels", a notamment expliqué le médecin.
Il a fait savoir qu'une étude internationale a prouvé l'impact de la planification familiale sur le devenir des enfants. Dans son argumentaire, docteur Thiam a laissé entendre que plus l'intervalle entre 2 grossesses est court, plus l'enfant est sujet à un possible décès néonatal.
"Mais, plus cet intervalle est égal ou supérieur à 2 ans, plus l'enfant à la possibilité de grandir et de développer une croissance psychomoteur intéressant", a affirmé l'ancien interne des hôpitaux.
Il a précisé que la planification familiale intervient pour diminuer la mortalité infantile de 20 à 30 %.

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