La déclaration de Andry Rajoelina, président de la Transition, ainsi que les enchères lancées par les « experts nationaux » pourraient ne pas suffire pour voir des élections se tenir cette année. La Commission électorale nationale indépendante de la Transition ( CENIT) a laissé entrevoir, hier, sa décision de ne pas satisfaire les souhaits du chef de la Transition de voir au moins les législatives cette année.
Béatrice Atallah, présidente de cette commission, insiste sur l'obligation de sa commission de tenir compte du calendrier électoral proposé par les Nations unies avançant des élections seulement l'année prochaine.
« Nous avons noté quelque chose de vraiment positif dans cette déclaration du président de la Transition quand il a affirmé que la détermination du calendrier électoral relève de la CENIT et des Nations unies. D'autant plus que c'est le chef de la Transition lui-même qui fait jour de ses intentions de voir des élections le plus rapidement possible, ce qui est également mon cas », a réagi Béatrice Atallah.
Elle insiste cependant sur la détermination du calendrier électoral « qui doit se faire de tandem entre la CENIT et les Nations unies selon la Feuille de route ». Fano Rakotondrazaka, rapporteur général à Alarobia, ajoute que « les souhaits du président de la Transition sont un souhait comme un autre. Nous sommes à l'écoute de tous ces souhaits. La question se pose cependant si une élection cette année pourrait nous sortir de la crise ».
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La CENIT confirme ainsi sa position de tenir les élections parallèlement aux recommandations des experts des Nations unies d'il y a deux semaines. Akinyemi Adegbola, chef de mission de la délégation d'experts des Nations unies, avait alors à l'issue de sa mission d'évaluation envoyé des scrutins jumelés seulement « en mai-juin 2013 ».
Lundi, la CENIT a officialisé sa décision de s'aligner sur cette recommandation. D'ailleurs, la cérémonie, avec la présidente de la CENIT entourée de Fatma Samoura et de Léonidas Tezapsidis, représentants résidents, respectivement du Système des Nations unies et de l'Union européenne, entre autres principal bailleur de fonds des élections, en disait long sur l'accord.
Le voeux du numéro un de la Transition formulé mardi à Iavoloha risque ainsi de se heurter à ce calendrier qu'on annonce désormais indiscutable. Une rencontre entre ce comité d'experts nationaux composé de l'ancien président de la CENI, Hery Rakotomanana, de son rapporteur général Bruno Rakotoarison, de Madeleine Ramaholimihaso ainsi que du général Rabotoarison est prévue se tenir à Alarobia, siège de la CENIT pour aujourd'hui ce jour.

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