Appliquer les arrêtés ministériels pris par l'Etat de Côte d'Ivoire pour assurer un contrôle qualité bord champs, garantir un prix minimum aux producteurs, faciliter l'accès au financement et accompagner les unités de productions d'unités de transformation sont les principales recommandations de la réunion de concertation des acteurs de la filière cajou, le mardi 10 juillet dernier, au 8ème étage de l'immeuble Sciam.
Convoquée par Mme Massogbè Touré, Pdg de la Société ivoirienne de traitement de l'anacarde (Sita) et de l'Association de développement de la filière cajou (Adefica), cette rencontre visait à discuter des problèmes qui minent le fonctionnement et la gestion de la filière.
Mme Massogbè Touré a dénoncé la concurrence déloyale que leur livrent les multinationales : achat de l'anacarde à des prix dérisoires pour une revente nettement meilleure, délivrance d'agréments de façon incontrôlée, fuite du produit vers l'étranger. En somme, la présidente de l'Adefica révèle un complot contre la noix de cajou ivoirienne du fait des multinationales. « Résultat, la filière se retrouve sinistrée. L'Adefica en appelle donc à l'intervention de l'Etat pour arrêter l'hémorragie dans la filière dont le rendement profite de moins en moins à la Côte d'Ivoire », a-t-elle déclaré. Entre autres réactions attendues de la part de l'Etat, un contrat type pour la noix de cajou ivoirienne afin de permettre aux producteurs ivoiriens de choisir avec quel opérateur traiter.
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