Pour les autorités britanniques, Londres 2012 doit être à la fois un projet sportif et social Sportif d'abord, car le Comité international olympique et les athlètes doivent y trouver tout le confort qu'il faut pour s'épanouir durant leur séjour.
Et au plan social, le Parc olympique, situé à l'est de Londres et qui est considéré comme le quartier le plus déshérité de la capitale britannique, se verra léguer un riche héritage. Avec le compte à rebours qui a débuté il y a un an, les Londoniens vivent au rythme des jours qui défilent pendant les quelques deux semaines qui nous séparent de l'ouverture officielle des JO.
Un gros suspense avait entouré l'annonce du nom de la ville gagnante pour l'organisation de ces Jeux. Toutefois, malgré la menace de Paris, Londres y croyait et avait fini par s'imposer par 54 voix contre 50 à la capitale française. Et depuis ce 6 juillet 2005, les Britanniques s'étaient mis au travail pour offrir le plus beau des JO.
C'est vrai qu'ils avaient déjà abrité ces Jeux, d'abord en 1908 (4e édition) et ensuite en 1948 (après la seconde guerre mondiale). Mais pour ceux de cette année, les sujets de Sa gracieuse Majesté veulent donner une autre dimension à l'événement. Et pour marquer leur intérêt à ces jeux, une gigantesque horloge avait été installée en mars 2011 au Trafalgar Square pour décompter les jours qui les séparent de l'ouverture officielle.
Depuis lors, les Londoniens vivent au rythme de ce décompte qui les conduira au 27 juillet, date de lancement des joutes. Le défi d'organiser ces jeux était énorme mais les Britanniques étaient décidés à le relever. Les travaux commencèrent alors par la construction de la cité olympique qu'il fallait faire jaillir au milieu d'une zone urbaine qui abritait des usines d'où sortaient des produits chimiques polluants, dans un environnement social et écologique qui laissait à désirer.
Aujourd'hui, c'est un tout autre paysage qui s'offre aux yeux du visiteur, avec une imposante bâtisse et en son milieu, le stade olympique qui trône avec ses 80.000 places et tout autour, des installations multi-sportives telles que le vélodrome de 6.000 places, la piscine olympique, en plus d'autres sites sportifs comme le village olympique qui hébergera les milliers d'athlètes.
Ces travaux qui ont coûté la somme de 11 milliards d'euros, ont été effectués par 11.000 travailleurs dont le quart a été recruté localement sur le site défavorisé. Mais les Britanniques, très conservateurs, ont décidé, après les Jeux, de trouver un repreneur pour le stade olympique. C'est ainsi que le site a trouvé preneur avec le club de football de West Ham, nouveau club du Sénégalais Mouhamed Diamé, qui s'est imposé devant son rival Tottenham qui était aussi en concurrence.
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