Le ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Gnissa Isaïe Konaté, a animé un point de presse, le jeudi 12 juillet 2012 à Ouagadougou. Les échanges avec les journalistes ont porté essentiellement sur l'utilisation des résultats de la recherche dans le secteur agricole.
L'adoption des technologies et innovations dans le domaine agricole pourrait sortir le Burkina de l'insécurité alimentaire. C'est cet esprit qui anime présentement les premiers responsables du ministère de la Recherche scientifique et de l'Innovation.
A l'issue d'un atelier de validation du Programme d'adoption accélérée de technologies et d'innovations agricoles et agro-alimentaires (PAATIAA) le jeudi 12 juillet dernier, le ministre en charge de la Recherche, Gnissa Isaïe Konaté, a décliné au cours d'un point de presse, les grandes lignes de son département en matière d'utilisation des résultats des trouvailles pour développer l'agriculture et assumer du même coup une auto-suffisance alimentaire au Burkina Faso.
Pour lui, une réorientation des recherches vers la résolution des problèmes de développement s'attelle pour coller ces recherches aux réalités du terrain. Le ministre Konaté a toutefois indiqué que dans la stratégie de diffusion des technologies et innovations, la communication occupe une place de choix car depuis longtemps, les professionnels des médias n'ont pas toujours été associés à la politique de vulgarisation des résultats de la recherche, ce qui limitait considérablement leur utilisation par les bénéficiaires.
A l'ouverture de l'atelier, Gnissa Isaïe Konaté avait annoncé qu'environ 750 technologies et innovations ont été inventoriées au cours de l'étude . Pourquoi l'on continue à chercher alors que les résultats auxquels les chercheurs sont parvenus ne sont pas exploités ?
A ces préoccupations, le ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation a donné des réponses précises. S'agissant de la première question, il a expliqué que la recherche dans un domaine précis vient pour résoudre un problème particulier.
C'est la raison pour laquelle, il estime que quelles que soient les circonstances, les chercheurs ne doivent pas jeter l'éponge du moment même que les changements climatiques imposent de nouveaux modes de productions, une réadaptation des systèmes de productions avec des technologies appropriées. Parlant de la modernisation agricole, Pr Gnissa Isaïe Konaté a soutenu qu'il faut savoir au préalable de quelle mécanisation agricole le monde rural a besoin.
A cet effet, il a souligné qu'actuellement, c'est la charrue qui est plus sollicitée et c'est pour cela le président du Faso a lancé un programme de mécanisation axée sur cet outil de travail. De plus, de l'avis du Pr Konaté, l'exploitation de petites superficies à laquelle s'adonnent les paysans burkinabè, ne leur permet pas d'utiliser un tracteur.
"Les gens n'adoptent que les technologies qui ne répondent qu'à leurs besoins", a-t-il souligné avant de préciser que certaines technologies ne sont pas adoptées faute de rendement. "Notre département veut changer les choses pour arriver à une agriculture où les productions vont s'accroître grâce à une maîtrise des techniques de productions", a conclu Pr Gnissa Isae Konaté
Comments Post a comment