A cette saison hivernale, l'insécurité a pris une ampleur inquiétante. Les attaques à main armée se sont multipliées, la découverte des corps sans vie est devenue récurrente.
Conséquences, les citoyens vivent dans une psychose qui ne dit pas son nom. Le week end dernier, en une journée les corps sans de quatre jeunes ont été découvert dans la commune de Ratoma, l'un à Bambéto, le deuxième à Enco 5 et les deux autres à Petit Simbaya.
En début de semaine, trois domiciles privés ont été pris pour cible par des malfrats à Enta, un quartier de la commune de Matoto. Ces dernières attaques ont dépourvu des victimes de leurs biens. Toutes ces incursions, les agents de sécurité présentent sur le lieu promettent d'ouvrir des enquêtes qui ne révèlent pas de résultat.
Dans ce lot d'attaques, les coupeurs de route règnent en maître sur le long des axes des préfectures de l'intérieur du pays. "Je viens de Kankan, il y a souvent des morts sur nos axes routiers lors des agissements de bandits. Plusieurs morts, des objets de passagers volés.
Les autorités doivent vraiment nous aider à lutter contre ces attaques" indique un conducteur. "Tout le monde a maintenant peur, ici à Petit Simbaya, les gens rentrent très tôt de peur d'être la cible de bandits. Chaque fois l'on découvre des cadavres, l'insécurité est là" renchérit un habitant de Cosa.
De toute cette insécurité, les citoyens s'interrogent sur le rôle de service de sécurité. "Lorsque j'ai appris que le domicile d'un gradé a été attaqué, j'ai pris ma tête. Tous les jours nous voyons des gendarmes circuler, ça ne dissuadent pas les bandits." estime Moumini Barry.
"Surtout que souvent les malfrats opèrent en uniforme militaire, il doit y avoir des toilettage au sein des gendarmes et policiers" a-t-il dit. C'est dire que le gouvernement doit prendre des dispositions idoines pour lutter contre l'insécurité qui ne cesse de persister. Une action qui va aussi redorer l'image du pays.
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