Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Barthélemy Kéré, a rencontré les forces vives de la région du Centre, le 19 juillet 2012 à Ouagadougou. Il s'est agi d'échanger sur les défis majeurs de l'institution liés à l'enrôlement biométrique dans la perspective des élections couplées municipales et législatives du 2 décembre 2012.
A jour j -136 des élections couplées de décembre 2012, le premier responsable de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Barthélemy Kéré a rencontré les partis politiques, la société civile... de la région du Centre. Au menu des échanges, l'enrôlement biométrique en vue des élections couplées de décembre prochain.
Pour Me Barthelemy Kéré, l'enjeu de ces élections réside dans la mise en place d'un système des inscriptions des données biométriques des électeurs recensés, assurant une garantie absolue de purge systématique des inscriptions multiples. Et cela, en vue de l'édition d'une liste électorale modernisée, approuvée à la fois par toute la classe politique et par les autres acteurs du processus électorale.
Le président de la CENI d'indiquer que l'état a dû mobiliser d'importants moyens financiers, matériels et humains, malgré la modicité de ses ressources et en dépit de la conjoncture économique difficile. Cet effort de l'Etat a permis le démarrage, le 1er juin 2012, de l'opération de l'enrôlement biométrique de façon progressive dans l'ensemble du pays, subdivisé pour la circonstance, en quatre zones.
Un petit bilan fait par Me Kéré a permis de savoir que l'enrôlement dans les trois premières zones est pratiquement terminé. Dans la 4e zone, l'enrôlement se déroulera du 27 juillet au 5 août 2012, dans la région du Nord et du 27 juillet au 16 août 2012 dans les régions du Centre et des Hauts-Bassins. Ce découpage, selon le président de la CENI, a pris pour base un « important » travail de cartographie effectué par les commissaires et les démembrements de la CENI avec le « précieux » concours des administrations centrales déconcentrées et des collectivités territoriales.
C'est dans cette dynamique que le président de la CENI a demandé l'accompagnement du gouverneur de la région du Centre, afin « que les choses se déroulent dans les meilleurs conditions possibles ». Car au final, la CENI espère enrôler un potentiel de 7,5 millions d'électeurs. Pour y parvenir, Me Kéré dit avoir privilégié la communication avec tous les acteurs : les partis et formations politiques, les organisations de la société civile et la collectivité des médias.
Souhait ardent d'impliquer tous les acteurs
Il a saisi l'opportunité de la rencontre « pour renouveler notre ardent souhait de voir tous les acteurs s'y impliquer davantage pour une bonne campagne d'information, de sensibilisation et d'éducation citoyenne des populations, aux fins d'aboutir à une inscription massive sur les listes électorales et obtenir ainsi, un taux conséquent de participation aux scrutins à venir ».
Pour pouvoir s'enrôler, le patron de la CENI a édicté les conditions requises : être âgé de 18 ans minimum, disposer d'un extrait d'acte de naissance ou de jugement supplétif d'acte de naissance ou encore la carte nationale d'identité burkinabè établie avant le 30 mars 2012. Pour les étrangers ayant le droit de vote, ils devront posséder le passeport, la carte d'identité ou la carte consulaire et le certificat de résidence délivrée par l'autorité compétente. Le mode opératoire mis en place par la CENI, pour les élections couplées, a été également expliqué.
Selon Me Kéré, il a été proposé un dispositif dans lequel le bureau de vote est divisé en deux compartiments, le premier pour les municipales et le second pour les législatives. Chaque compartiment dispose d'un secrétaire et d'un assesseur et l'ensemble du bureau est coordonné par un président.
A l'issue des scrutins, chaque compartiment, assisté d'un scrutateur recruté dans les conditions du code électoral procédera au dépouillement et enregistre les résultats des scrutins dans les procès verbaux et autres documents électoraux. Et ceux-ci seront transmis à la CENI pour centralisation et publication des résultats provisoires, avant leur transmission aux juridictions de contrôle, le Conseil d'Etat pour les élections municipales et le Conseil constitutionnel pour les élections législatives chargés du contentieux et de la proclamation des résultats définitifs.
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