Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Association des boulangers - Les pouvoirs publics invités à la table de négociation

La Fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries et confiseries, a tenu une Assemblée générale (AG), le 20 juillet 2012 à Ouagadougou. Il s'est agi de faire connaîetre aux pouvoirs publics, les difficultés que rencontrent ses adhérents. "Le monde de la boulangerie se porte mal", a déclaré le président de la Fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries et confiseries, Neyaga Ki. Apiou.

C'est dans ce cadre que la vingtaine de responsables de Petites et moyennes entreprises (PME), membres de la structure, s'est réunie en assemblée générale, le 20 juillet 2012 à Ouagadougou. A l'ordre du jour, l'examen des difficultés qui minent le secteur. Selon M. Neyaga, il y a des contraintes d'ordre économique et social relevant de l'inorganisation du marché, de la concurrence "biaisée" entre les grandes et les petites boulangeries et la hausse des prix des produits pétroliers.

De plus, il a affirmé que le plafonnement du prix du pain par l'Etat étouffe les boulangers. C'est pourquoi le président de la fédération a plaidé pour l'assainissement du marché et la concurrence loyale dans un cadre juridique. De même, il a invité les pouvoirs publics à examiner la convention collective de la profession en vigueur depuis 1971, afin d'en établir une nouvelle adaptée aux défis du moment. Il a alors marqué la disponibilité de sa structure à apporter sa contribution.

Par ailleurs, le secrétaire général à l'organisation, Gaétan Santomenno, a appelé les autorités à renouer le fil du dialogue, d'autant plus qu'il considère que le Burkina Faso est le seul pays de la sous-région où le prix du pain est le plus bas. Il a fait une comparaison avec la Côte d'Ivoire où la baguette de pain de 200 g coûte 200 F CFA, le Niger, 200 F CFA, le Mali, 180 F CFA et le Ghana, 300 F CFA.

Ainsi, M. Neyaga, a déclaré qu'il ne comprend pas pourquoi l'Etat a fait du pain un produit stratégique dont le prix stagne, au moment où ceux du sucre, du carburant et de la farine de blé augmentent. La présidente adjointe de l'association, Mariam Ouédraogo, a expliqué que le prix de la tonne de farine de blé est passé de 240 000 F CFA en 2007 à 410 000 F CFA en 2012.

A l'en croire, le coût de la farine représente 52% des charges d'exploitation des boulangeries. Elle a en outre, annoncé que le prix de la tonne est en passe d'augmenter, à cause de la mauvaise campagne céréalière que connaîet l'Europe, cette année. La Fédération burkinabè des patrons de boulangeries, pâtisseries et confiseries créée en janvier 2012, plaide pour une émergence des petites boulangeries, afin de faire face à la demande nationale.

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