La Prospérité (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Le CICR construit une maternité moderne à Iganda

Kinshasa — La maternité de Iganda est la seule maternité moderne que compte la localité de Iganda, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Avant sa construction, les femmes accouchaient dans une cabane construite en feuilles de bananiers avec un grand risque d'infections. Sa construction est une réponse urgente du CICR aux besoins des populations retournées et déplacées du Sud-Kivu.

Actuellement, cette maternité moderne accueille 15 à 22 femmes à terme le mois et dispose d'une salle de travail et une autre d'accouchement. Cependant, cette maternité est butée à une pénurie de matériels et personnel qualifié. Mercredi 18 juillet 2012. Une équipe des journalistes arrive à la maternité de Iganda, dans le village portant le même nom, dans le territoire de Mwenga, dans le Sud-Kivu.

Objectif ? Visiter un projet du Comité Internationale de la Croix-Rouge développé dans la région en faveur des populations retournées. Il s'agit de la construction d'une maternité moderne. Nous y trouvons près de 25 femmes sur le point d'accoucher. Dans cette maternité, les frais d'un accouchement normal reviennent à 10.000 FC, soit environ 11$. L

a facture pour une épisiotomie est de 17.000 FC, soit environ 19$. Cette infrastructure médicale construite sur 6 m sur 4,5 accueille 15 à 22 accouchements le mois. Une attention particulière est portée sur les primipares, qui sont souvent orientées vers l'Hôpital Général de Mwenga, pour une meilleure prise en charge mais également en de césariennes.

« En cas d'accouchements difficiles, les femmes sont transférées à l'Hôpital général de Mwenga situé à 14 Km », nous renseigne l'infirmier traitant, Wakenge Bendanapene, qui précise que ces femmes sont transportées en Tshipoyi par manque des véhicules. Les cas des épisiotomies et autres déchirures sont pris en charge sur place, nous fait-il savoir.

La maternité de Iganda est la seule maternité moderne de la localité de Iganda qui compte près de 5.620 habitants. Sa construction a été décidée en 2011 par le Chef de la sous-délégation CICR/ Sud-Kivu exaspéré par les conditions pénibles dans lesquelles accouchaient les femmes, alors qu'il conduisait une campagne de riposte contre le Choléra dans la région.

« Avant 2011, les femmes accouchaient dans une cabane construite en feuilles de bananiers », nous fait savoir le chef de village de Iganda, Bulambo M. Les travaux de construction ont débuté en octobre 2011 et ont pris fin trois mois plus tard. « Avec la construction de cette maternité, les femmes accouchent dans de bonnes conditions et les risques sont amoindris », avoue-t-il.

Cependant, la maternité de Iganda est butée à plusieurs problèmes notamment d'ordre logistique et de ressources humaines. Une véritable pénurie de matériels s'observe. Une pince est utilisée pour couper le cordon ombilical de plusieurs femmes. « Nous n'avons pas des matériels ; ni un incinérateur, ni un autoclave pour stériliser notre unique pince », lance l'infirmier traitant titulaire, Kingombe Bitangalu.

Aussi, il y a déficit du personnel. Hormis, les deux infirmiers, la maternité de Ignada recourt aux prestations de deux sages-femmes de la région pour faire face au nombre élevé des femmes qui viennent accoucher dans cette maternité qui ne dispose que de 5 lits pour une moyenne de 25 femmes. Laetitia Mbuyi/ Envoyée spéciale à Iganda (Sud-Kivu)

  • Comment

Copyright © 2012 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire — ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 130 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations d' AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

Comments Post a comment