La fermeture du poste de Ras Jedir se poursuit pour la septième journée consécutive. Elle coïncide avec le mois de Ramadan. L'atmosphère est précaire dans les environs et le contrôle est renforcé de part et d'autre.
Au poste, les agents libyens n'autorisent toujours pas le passage des petites voitures tunisiennes. Même les chauffeurs dont les papiers sont en règle ne courent pas le risque de s'aventurer dans le territoire libyen.
Concernant la décision intransigeante et unilatérale des Libyens, les rumeurs qui circulent dans «le Souk maghrébin» pour trouver des raisons à cette prise de position sont nombreuses et variées. Et chacun juge que son alibi est convaincant.
«Ne vous cassez pas trop la tête, ce point de passage est entre les mains des barbus ; ceux qui ont échoué aux dernières élections. Ils ne veulent pas laisser passer les Tunisiens sur leur territoire. Le problème ne sera pas résolu définitivement, tant qu'ils sont postés dans ce point de passage.
Ce n'est pas le cas du côté de Wazen-Dhehiba, dans le gouvernorat de Tataouine. Le trafic poursuit son cours normal, dans les deux sens, sans le moindre accrochage, parce que le poste est sous la responsabilité du gouvernement», estime Lazhar B. «De plus, la fermeture de Ras Jedir est, à mon avis, l’œuvre des grands fournisseurs.
Ils entretiennent des relations avec les agents libyens et les incitent à bloquer le passage des petits commerçants moyennant de l'argent.
Ils feront ainsi main basse sur le marché local et écouleront leurs marchandises stockées, sans être obligés de brader les prix», renchérit Mahmoud M. «Sincèrement, le laisser-aller s'est propagé dans la région, comme en témoignent les accidents de la route, dans le gouvernorat. La police de la circulation ne dresse plus de barrages pour contrôler les papiers des véhicules. . .
C'est donc une occasion pour obliger les conducteurs à régler leur situation, et en même temps permettre à des institutions de renflouer les caisses de l'Etat», ajoute Kamel M.
Au poste de Wazen-Dhehiba, dans le gouvernorat de Tataouine, la circulation suit son cours normal, avec un peu plus d'augmentation dans le nombre de véhicules le soir ; et en collaboration totale avec les autorités des deux pays.

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