Le campus I de l'Université de l'Atlantique a abrité tout récemment le startup-weekend d'Abidjan. C'est un événement qui regroupe des porteurs d'idées de différents horizons : des développeurs, des designers, des spécialistes du marketing et des professionnels de l'entreprenariat. Tous rêvent de remporter avec leurs idées créatives le premier prix.
Le temps presse : les participants ont seulement 54 heures, du vendredi soir au dimanche, pour écrire et présenter leur projet final. Et ce, après une présélection des dix bonnes idées préalablement choisies. "Le principe, c'est que le vendredi soir toute personne qui a une idée de projet ait une minute pour présenter son idée et le jury vote pour les dix meilleurs projets, explique Eli Kudjie, facilitateur du startup-weekend d'Abidjan.
Maitrise et confiance
Tout comme dans la vie réelle des affaires, il faut faire vite pour convaincre les clients potentiels avec une stratégie d'enfer. Le porte-parole des jurés, Patrick Mbengue, PCA du Groupement des Opérateurs du Secteur des Technologies de l'Information et de la Communication de Côte d'Ivoire (GOTIC), explique aux participants les enjeux de ce concours : "Il est important de mieux maîetriser les modèles d'affaires que vous proposez.
Il est important que vous construisiez des métriques qui soient réalistes et qui donnent confiance à l'investisseur. Il doit aussi connaîetre les difficultés que vous devez affronter." C'est pourquoi les jeunes apprentis créatifs peuvent accéder à des conseils de professionnels, car chaque équipe reçoit la visite de coachs. Une fois le projet rendu, les résultats du jury sont attendus avec impatience.
Persévérance
Et puis le moment de la vérité est finalement arrivé. Fleure N'Doua, étudiante en science du langage, se voit être remis le premier prix pour son projet « World of sports » (ndlr, le monde des sports). La lauréate s'adresse très émue à l'assemblée : "Je voudrais dire merci à mon mentor et à mes coéquipiers. Ça été difficile ; j'ai failli abandonner (...) je leur dois tout." Fleur a donc bien fait, de ne pas se laisser décourager par ses propres doutes.
Car son concept de plateforme spécialisée, fédérant l'ensemble des acteurs du sport amateur, les clubs, les joueurs, les sponsors via un annuaire, une e-boutique, une communauté, des actualités, des services exclusifs, ainsi une application mobile, a finalement séduit le jury. Ce dernier, a également récompensé la persévérance de la participante. Comme l'explique Patrick Mbengue en s'adressant aux participants : "Ce qui est important, c'est la capacité de communiquer sur son projet. On a vu de très beaux projets qui n'ont pas su être restitués (ndlr, par leurs porteurs)."
Ecole pour la vie
Autre projet récompensé, est celui du jeune caricaturiste, Roland N'Dekploman. WIRID est un kiosque numérique qui dématérialise la presse traditionnelle et la vend 30% moins cher. Il vise les lecteurs réguliers de la presse écrite, les internautes et utilisateurs de terminaux mobiles. Roland dit avoir beaucoup appris lors de ce startup-weekend : "J'ai appris que je peux créer une entreprise en 54 heures et j'ai décidé de l'appliquer à ma vie dès maintenant."
Avec un financement dans la poche et un suivi de professionnel garanti, le jeune créatif quitte le concours confiant de pouvoir réaliser son premier projet de kiosque numérique en toute sérénité.
Comments Post a comment