Le ministère de la Santé a organisé, le vendredi 27 juillet 2012 à Ouagadougou, un atelier d'orientation et de validation du plan de mise en oeuvre du traitement préventif intermittent du nourrisson à la sulfadoxine pyriméthamine. La rencontre a réuni les différents acteurs de terrain impliqués dans la lutte contre le paludisme.
Dès 2013, le Burkina Faso mettra en oeuvre le traitement préventif intermittent du paludisme chez les nourrissons à la sulfadoxine et pyriméthamine (TPIn-SP). Le TPIn-SP consiste à administrer, au cours de la vaccination de routine, trois doses thérapeutiques de sulfadoxine et pyriméthamine aux nourrissons de 3 à 11 mois.
Il sera gratuit puisqu'il ne nécessite pas un nouveau calendrier. Dans le but de permettre aux différents acteurs de terrain de s'approprier cette nouvelle stratégie, une rencontre a été initiée le vendredi 27 juillet 2012 à Ouagadougou. Selon le directeur de la lutte contre la maladie, Dr Isaïe Médah, en 2011, les formations sanitaires ont enregistré plus de cinq millions de cas de paludisme et la tranche des enfants de 0 à 5 ans est la plus concernée (70% des cas de consultations). Pour Dr Médah, l'efficacité du TPIn-SP a été prouvée dans d'autres pays.
Au Burkina Faso, il contribuera à réduire de 30% la prévalence de la maladie chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que le taux d'anémie d'environ 40%, a-t-il estimé. Le traitement préventif du paludisme chez les nourrissons est préconisé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 2010.
La mise en oeuvre de cette stratégie au Burkina Faso vient en appui à l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action, la pulvérisation intra domiciliaire à effet rémanent, ainsi que l'accès rapide au diagnostic et au traitement chez la femme enceinte. Le TPIn-SP est l'un des volets du plan stratégique 2011-2015 adopté par le programme national de lutte contre le paludisme.
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